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 And if I tell you ? [SISSI SUPER SEXY]

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MessageSujet: And if I tell you ? [SISSI SUPER SEXY]   Ven 11 Juil - 0:42

Comme tous les jours de la semaine, excepté les jours de drames nationaux qui peuvent parfois survenir, le cabinet devait être fin prêt pour neuf heures. Il n’y avait – pour une fois – absolument rien de maniaque derrière cela, simplement c’était l’heure à laquelle arrivait le premier client. Maden était sur les lieux depuis près d’une heure, ce qui impliquait qu’elle devait être levée depuis deux ou trois heures. Vraiment, c’était un métier de tout repos, et la jeune Wuckland ne pouvait qu’en témoigner. Le cabinet était neuf, d’un blanc immaculé. Sur les murs, plusieurs affiches donnaient un caractère médical à l’endroit. On pouvait y trouver un bureau, des chaises, une table prédominante et aussi une seconde pièce où se trouvaient toutes ces choses dont Mad ne se servait que très rarement. Là, elle entendait dans sa tête la voix de Luca, répétant à tue-tête qu’elle avait dû y oublier son cerveau par mégarde. Et le pire, c’est qu’il se trouvait drôle. Neuf heures sonnèrent, ou du moins les aiguilles se contentèrent de l’indiquer. Après un bref coup d’œil sur la page de son agenda, Maden se leva promptement pour ouvrir la porte. Dans l’entrée, se tenait le premier client de la journée ; Romano Cortesi.

Tout se faisait selon les habitudes et dans le détail. Comme pour chaque client, Maden s’assurait des soucis de santé qu’elle connaissait de ses clients, bavardant quelques instants de la pluie et du beau. Ensuite, elle les invitait à se dévêtir dans la cabine prévu à l’effet. Evidemment, seuls les invités à la table de massage se présentait avec une serviette blanche. Les autres, ils enlevaient simplement leur manteau et autres. Après tout, elle n’avait pas envie de voir tous ses clients dans la tenue d’Adam. Romano Cortesi était un politicien napolitain d’une quarantaine d’année, connu pour son goût pour les jeunes femmes célibataires. Il était riche, connu et puissant dans les environs, mais la seule chose qui gâchait ce tableau magnifique, c’était … C’était lui. L’apparence physique qu’il fut contraint de recevoir à sa naissance le différenciait d’un Redford ou d’un Clooney, il fallait le dire. Aussi haut que large, il avait un nez aplati et des pommettes couleur écrevisse. Maden ne le critiquait pas, elle observait et acceptait les faits. Comme avec tous ses clients, il y avait toujours quelque chose qui clochait. Et avec celui-là, c’était sa fâcheuse tendance à la demander en mariage durant chaque séance.

« Romano, pour la neuvième fois, je suis au regret de vous dire non. J’ai des obligations, vous le savez » répondit-elle simplement, un sourire mutin aux lèvres. Il était sympathique cet homme, quelque peu encombrant, mais sympathique.

Dans un soupir interminable, Maden se laissa retomber sur sa chaise. Il était précisément dix heures quarante-sept, ce qui signifiait que le second client arriverait dans trois minutes, quatre tout au pire. En réalité, ces horaires de sociopathes la fatiguaient à la longue, et commencer si tôt pour un seul et même client la vidait de toute énergie. Même si on pouvait soutenir le contraire, c’était une activité des plus harassantes. Tandis que la chaise se pliait en arrière, Mad restait là, silencieuse, une feuille de papier déposée – avec toute logique – sur son visage. Puis soudain, la porte claque. Ce ne fut qu’après quelques secondes de gestes maladroits qu’elle trouva enfin équilibre sur son siège, et qu’elle fut apte d’être appelée être humain. Elle retira doucement la feuille qu’elle avait, toujours, sur le front avant de lancer un regard furtif dans l’entrée. En temps normal, elle aurait invité l’individu à sortir et à frapper, mais là c’était différent. Différent dans la mesure où ce n’était pas un étranger. Damiano. Exclusivement le seul de ses clients à pouvoir entrer sans frapper, le seul à pouvoir lui parler de sa vie et le seul à l’écouter raconter ses problèmes. En vérité, il était bien plus qu’un simple client. Au fil du temps, il avait pris une place considérable dans sa vie, et était aujourd’hui l’une des personnes à qui elle tenait le plus et sans doute l’une des seules à qui elle faisait entièrement confiance. Et pourtant, il y avait toujours cette gêne de son côté. Gêne qu’elle gardait pour elle, vestige du faible qu’elle avait eu pour lui au début de leur rencontre. Si aujourd’hui elle se complaisait dans son idée qu’elle ne ressentait plus rien, elle ne pouvait plus en être aussi sûre quand il se présentait devant elle, vêtu d’une simple serviette. Que voulez-vous, un homme presque nu révèle des passions vieilles d’avant le déluge. Et c’est vrai.

Il sortit de la cabine, une serviette nouée autour de la taille, avant de prendre place sur la table, dos au plafond, soit le ventre sur le marbre. Maden arqua un sourcil avant de s’approcher de son visage. D’un geste délicat, elle lui tourna délicatement le visage, avant de secouer la tête.
« Ils n’y vont pas de main morte » lança-t-elle, évoquant implicitement la blessure qu’il avait à l’arcade sourcilière. Il reposa doucement la tête, tandis qu’elle bascula la sienne soudainement, se retrouvant face à lui, un sourire aux lèvres. « Fais quand même gaffe » Elle haussa les épaules, avant de reprendre position. Et d’un geste maître en la matière, elle posa ses mains enduites d’huile sur son dos, sentant chacun de ses os, ressentant chacune de ses respirations. C’était comme une caresse, sans arrière-pensée. Un contact. Elle ne pouvait dire si ça venait de lui ou pas, mais elle adorait ce contact humain. Doucement, elle faisait glisser la paume de ses mains sur son dos, elle fermait à présent les yeux. Etrange ou non, c’était le client qui guidait ses mains.
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Damiano Manzoni

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MessageSujet: Re: And if I tell you ? [SISSI SUPER SEXY]   Ven 11 Juil - 1:43

Tous les jours se ressemblaient étrangement. Les mêmes rituels venaient orner son quotidien, la même routine s’effectuait d’elle-même chaque nouveau jour que Dieu faisait et pourtant, Damiano n’en devenait pas le moins du monde prévisible. Il aimait par-dessus tout ce côté impulsif et prêt à tout qui le caractérisait tant, ainsi que cette nonchalance involontaire qu’il adoptait parfois, le rendant ainsi inquiétant aux yeux de certains. Oui, on pouvait clairement dire qu’il appréciait inspirer un certain respect à ses interlocuteurs, sans quoi il perdrait bien vite toute crédibilité. La boxe rythmait sa vie et son existence même tournait autour de cette discipline. Bien entendu, il pratiquait aussi le football en club tous les dimanches matins mais même ce sport – pourtant national dans le beau pays qu’était l’Italie – n’avait pas autant d’importance à ses yeux. Une forme précise et bien définie de violence était ancrée en lui. Toute son adolescence avait respiré les coups portés, de sa part mais aussi venant d’autres jeunes qui éprouvaient ce même penchant pour le contact physique au sens virulent du terme. Nombreux étaient ceux qui s’étaient tout d’abord demandés ce que ce garçon allait devenir et où son amour de la violence allait le mener. Contrairement à ce que certains s’étaient laissés penser, Damiano n’était pas une personne irréfléchie, bien au contraire… Il posait toujours le pour et le contre dans chaque situation qui croisait sa route. Même si ses poings avaient tendance à se lever très facilement dans certains cas, il n’en restait pas moins quelqu’un d’extrêmement doux et qui savait faire la part des choses entre sa profession et sa vie personnelle.

Mais lorsque les deux étaient étroitement liés, il fallait bien avouer que notre jeune italien ne savait pas toujours où mettre les pieds ni de quelle manière réagir. C’était tout son être qui surchauffait de l’intérieur et finissait par le rendre hors service, tel un vieil objet défectueux. Il ne se contentait pas seulement d’être professeur de boxe, il la pratiquait aussi en compétition lorsque son moral était assez solide pour supporter le poids de son corps et tout ce que ces combats pouvaient impliquer et engendrer. Son corps était son premier outil de travail et outre les mille et uns exercices qu’il faisait pour l’entretenir, la case ‘médecin’ était inévitable. C’est pourquoi, depuis tout au plus trois petits mois, il fréquentait l’institut – tout récent – d’une jeune femme aussi pétillante qu’intrigante. Ses muscles – bien trop souvent tendus – avaient besoin de se relaxer pour être en harmonie parfaite avec chacun de ses membres. Son dos, quant à lui, nécessitait une attention toute particulière due aux courbatures dont il était bien trop souvent sujet. Aller de lui-même à la rencontre de Maden fût probablement la meilleure idée qu’il aie prise depuis des années. Comme tout homme fier et masculin, Damiano affirmait ne pas être physiquement fragile car dans le cas contraire, sa virilité aurait été remise en question. Du moins était-ce là son opinion sur la question avant de prendre rendez-vous car désormais, il comprenait l’importance de se détendre et de ménager son corps car si de l’extérieur rien ne donnait l’impression d’aller mal, à l’intérieur c’était un travail de titan qui était mené pour le maintenir sur pieds après tous ces combats.

Ses premières leçons commençaient toutes l’après-midi et s’étendaient dans la soirée parfois jusqu’à pas d’heure. Une fois par semaine – des fois deux – il se rendait dans son cabinet afin de se livrer corps et âmes à ses mains expertes qui savaient divinement communiquer avec lui. Même s’il avait au début émis une réserve quant à ses qualités de kinésithérapeute, il avait très rapidement transformé ses préjugés en dépendance totale de ses massages, parfois douloureux admettons-le. Désormais, ses preuves n’étaient plus à faire et c’était toujours d’un bon pied qu’il se levait en sachant ce qu’il l’attendait plus tard dans la matinée. Comme à chaque fois, il pénétrait dans les locaux sans manifester de sa présence au préavis et passait directement dans la cabine pour se changer, inutile de perdre inutilement du temps. Damiano n’était pas le symbole même de l’innocence, en rien il n’était pudique et se sentait mal à l’aise devant elle aussi légèrement vêtu, et puis cette serviette cachait le plus important de son corps. Dans le fond, elle aurait très bien pu entrevoir son torse et ses jambes sur la plage, par conséquent nul besoin de se tracasser bêtement. Etendu de tout son long sur la table et à plat ventre, Maden attira doucement son visage déjà détendu dans sa direction. Tel un pantin, il se laissa faire sans broncher, esquissant seulement l’ombre d’un sourire amusé.
« Dois-je comprendre que tu t’inquiètes pour moi ? » Lui demanda-t-il d’un ton goguenard. Il en avait vu d’autres, ce n’était pas la première fois que son arcade subissait un tel châtiment. Dans tous les cas, il promettait de la préserver en ne venant plus aux rendez-vous si jamais son visage était bien trop amoché, au-delà du supportable. Du moins, pour elle car lui vivait avec.

Croisant ses bras, le jeune homme enfuit son visage entre ces derniers et prit une profonde inspiration avant d’expirer lourdement dans un soupir de contentement loin d’être dissimulé. Maden avait tout juste le même âge que sa sœur et en premier lieu, il aurait très bien pu la grader au même rang qu’elle car Gabriella était grandement présente dans sa vie, sans doute un peu trop parfois. Il aimait tout de même ce goût qu’elle avait de prendre soin de lui, il ne s’en lassait jamais. Chaque fois qu’il revenait abîmé de partout, c’était elle qui se portait volontaire pour le soigner et panser manuellement chacune de ses blessures. Le masser aurait donc pu faire partie de ces petits plaisirs qu’elle lui offrait généreusement. Seulement voilà, jamais sa sœur n’aurait pris tant d’engouement à malaxer sa peau avec une douceur indescriptible, jamais ses mains ne se seraient attardées à des endroits improbables comme le faisaient celles de Maden. En somme, jamais il ne pourrait la considérer comme une seconde petite sœur car après avoir ‘subi’ ces innombrables touchés – jouant toujours à celui qui n’avait rien senti – il était évident que ses pensées à son sujet n’avaient rien de fraternelles.
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MessageSujet: Re: And if I tell you ? [SISSI SUPER SEXY]   Ven 11 Juil - 16:39

Maden ne comptait plus le nombre de fois où des remarques désobligeantes sur son métier avaient été faites. Elle ne se souvenait plus exactement de chaque critique, ni de chaque reproche, mais elle se rappelait parfaitement ce ton nonchalant que l’on utilisait pour lui parler. Comme si chacun de ses choix était critiqué, remis en question. Elle se souvenait de ces dures années d’études où chacun semait le doute en elle, en affirmant que d’autres études seraient plus fructueuses, etc. Le summum avait sans doute été de l’annoncer à ses parents biologique, une vraie partie de plaisir. Et ce refrain-là, elle l’avait entendu des dizaines, si pas des centaines de fois. Mais comme des parents pouvaient accepter que leur fille légitime préfère s’attarder à masser des corps alors qu’elle serait mieux derrière un bureau. Certes, c’était inacceptable. Cependant, ce n’était pas eux les plus encombrants dans sa nouvelle vie de kinésithérapeute. En outre, il y avait eu des êtres pires que ces parents dans l’art de briser les rêves et de monte l’Asie du Sud contre elle ; les ancêtres de Naples. Et par ancêtres, Mad englobait toute personne résidant à Naples depuis plus de quarante ans, ayant refait sa vie au moins une fois et dont le mot string n’évoque rien. Ces petits vieux à l’affût d’un moindre signe de manquement aux règles et à la décence, c’était un vrai calvaire. Le jour où elle avait ouvert son cabinet, elle les entendait jaser aux quatre coins de la ville. Cependant, elle n’avait jamais réellement su ce qui les perturbait tant ; était-ce le fait qu’elle soit en contact permanent avec des corps presque nus dont elle ignorait toute l’histoire, ou était-ce simplement l’idée qu’elle puisse entrevoir un bout de chaire avant le mariage. Peut-être est-ce à cause de cela que la clientèle n’a jamais dépassé la cinquantaine, allez savoir.

Comme tous pouvaient s’en douter, la clientèle du cabinet était totalement hétéroclite. Des jeunes aux plus vieux, des femmes et des hommes. Maden avait eu la chance de constater qu’on ne trouvait pas que des Italiens machos à Naples. Non, on y trouvait aussi des Européens machos. Cette diversité l’avait donc contrainte à se comporter différemment face aux divers clients. Il y en avait qui venaient simplement pour un torticolis et qui s’attardaient peu. Il y en avait aussi qui prenaient plus de temps, pour cause de soins plus importants, voire de rééducation. Puis, il y avait ceux qui s’étaient fait une place au sein de cabinet et même dans la vie privée de Maden. Parmi eux, il y avait Damiano. Au premier regard, elle avait pu voir en lui plus qu’un simple client. Il avait cette flamme au fond de l’œil qui le rendait différent, qui lui donnait certainement un caractère plus humain. Et Mad ne s’était pas trompée, car il y avait eu entre eux cette alchimie étrange que certains envient. Comme un déclic qui font que deux personnes sont faites pour s’entendre. Il y avait cependant eu, de la part de Maden, un déclic supplémentaire qui avait omis de se produire du côté de Damiano. Il avait cette manière déstabilisante de vous parler, de vous demander comme ça allait. Une sorte de don pour lire en la personne tous ces soucis, et les atténuer par la parole. Il avait simplement cette façon de sourire et de froncer les sourcils qui avait interpellé la jeune Wuckland. Interpeller n’était finalement pas le terme exact. Cela l’avait plus séduite, même si elle refusait qu’une quelque relation puisse naître entre eux. Il était un ami précieux, un atout, un allier, et elle estompait cette passion chaque jour. Le seul soucis était qu’il était le seul client à qui Maden ne massait pas seulement le corps. Chaque massage, chaque passage de ses mains sur son corps était une caresse. Si on la complimentait souvent sur ses doigts de fée, son inconscient l’incitait à s’attarder plus longtemps sur chacune de ses foulées, voire parfois à descendre plus bas les mains. Evidemment, elle n’a jamais ébranlé la décence. C’était simplement ça, un contact corporel qui se différenciait des autres, sans engagement, sans idées mal placées.


« En vérité, je m’inquiètes pour ce cabinet » souffla-t-elle en plissant doucement les yeux. Elle secoua doucement la tête, avant de passer sa langue sur ses lèvres. « Car vois-tu, si un jour tu débarques avec le nez fracassé, c’est ici que tu te videras de ton sang. Et puisque je suis responsable de ce lieu, je serai aussi responsable des taches opaques que tu pourrais faire partout » elle ponctua sa phrase d’un haussement des épaules, entièrement convaincue des stupidités qu’elle pouvait débiter. « Mais le pire, c’est que ce cabinet est d’un blanc immaculé. J’ai lu que les taches de sang étaient tenaces, et les produits d’entretien abîment la peau » C’était reparti. « En plus, j’aurais la réputation de la kiné qui martyrise ses clients. Du coup, je serais mise à la porte et je devrais vivre dans la rue. Je mourrai dans un caniveau à cause de ça » pensive, elle stoppa son mouvement rotatif quelques instants, avant de reprendre en affichant un large sourire qui dévoilait ses dents. « Alors vu sous cet angle-là, oui je m’inquiète pour toi » C’était dingue tout ce qu’elle pouvait dire comme énormités en l’espace d’un si court instant. Et c’était le même refrain à chaque séance. Le début paraît toujours sérieux et emplis de sens, alors que la fin était digne d’une tirade de série B, oui ces monologues corsés qui feraient presque peur. Peut-être qu’en réalité, Maden devait, elle aussi, faire un peu peur.

Et alors qu’elle continuait à déplacer délicatement ses mains sur le dos de Dam, un bruit la fit sursauter. Elle balaya le cabinet des yeux, avant de tomber sur ce fichu portable qui vibrait sur le bureau. Elle soupira. Ce portable, elle allait un jour le jeter sur la rue, en espérant qu’un 4x4 l’écrase. Elle attendit une, deux, puis secondes. Et à son humble avis, ce truc devait être complètement déficient, vu le nombre de fois qu’il sonna. En bonne Wuckland qui se respectait, Mad se contenta de lancer au portable un regard noir. Vous savez, ce regard par-dessus que Brad Pitt fait à merveille dans chacun de ses films. Celui de Maden était tout aussi réussi, tout aussi sexy, mais vraiment peu efficace. Puis, finalement, la musique stoppa, le portable cessa de danser la macarena, et le calme fut. Un nouveau soupir, emprunt cette fois-ci de soulagement et d’une joie intense bien dissimulée.
« C’est pas épatant ça ? Je communique avec les téléphones portables » Silence. Il y en avait un qui semblait très peu convaincu. Mais la sonnerie recommença, provenant cette fois-ci du téléphone fixe. Elle attrapa rapidement une serviette – non pas celle qui se trouvait sur Damiano – avant de pointer le jeune homme du doigt.
« Toi, tu bouges pas » Remarque plus qu’intelligente dans la mesure où il était impossible pour Dam de bouger dans ces conditions. Maden décrocha, et il sembla à ce moment que toutes les bonnes résolutions qu’elle avait pu prendre depuis le début de la journée s’étaient anéanties. Cette voix. Ce type. Ce conseiller financier. Elle allait le tuer.
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MessageSujet: Re: And if I tell you ? [SISSI SUPER SEXY]   Dim 13 Juil - 14:34

Maden avait tout pour plaire. La réussite promettait de prochainement frapper à sa porte, elle entrait dans les plus belles années de sa vie, l’argent ne manquait aucunement à l’appel, son métier semblait réellement la combler en plus d’être manifestement une vocation, sa nature avenante faisait d’elle une personne vers qui l’on viendrait facilement pour discuter, sans oublier un détail minime mais tout de même important ; son physique. Il fallait bien avouer que – physiquement parlant – certains médecins étaient loin d’approcher d’une quelconque étoffe princière. Fait principalement prouvé et avéré du côté des hommes qui semblaient étrangement bedonnants, sujets à une calvitie précoce et pour finir, d’une taille sous la moyenne nationale. Par conséquent, leur intelligence représentait leur seul atout dans la vie, or Maden était la preuve vivante que l’on pouvait avoir le goût des études poussées et du sérieux sans que cela ne soit une issue de dernier recourt afin d’enjoliver un minimum une existence tout sauf gâtée dès le départ. Des docteurs, il avait eu l’occasion d’en voir des centaines à ce jour et tous manquaient cruellement de charme naturel, ou même superficiel soi-disant passant. Par ailleurs, Damiano avait toujours manifesté une petite malchance à ce niveau-là car tous ses médecins sans aucune exception avaient été des hommes. Exception peut-être faite au sujet d’une femme s’étant occupée de lui lors de sa convalescence après s’être pris une balle dans l’épaule à seulement dix-neuf ans. Mais là encore, la personne en question avait des airs d’allemande replète, boursouflée de partout, les cheveux d’un gras faisant concurrence à toutes les bonnes fritures, et les pommettes d’un rouge écrevisse comme si elle venait d’engloutir la totalité d’une cave à vin. Autrement dit, entrevoir enfin le visage d’une femme ne fût pas une partie de plaisir, ce fût plutôt perturbant, lui qui ne cherchait que le repos récoltât un traumatisme marquant. Voilà pourquoi se livrer à ses douces mains innocentes lui prodiguait un bien fou, cela lui avait tellement manqué que la carence dont son corps souffrait depuis des années frôlait l’irrémédiable.

Alors qu’elle commençait tout juste à déblatérer un discours sans queue ni tête, le jeune homme releva son visage et le posa de côté sur ses bras croisés afin de pouvoir avoir un œil sur elle. Comme à son habitude, elle se lançait dans des paroles abracadabrantesques qu’il avait bien du mal à suivre la plupart du temps, mais en tant que gentleman il ne lui coupait jamais la parole et la laissait parler seule. Peut-être avait-elle souffert à ce sujet durant son enfance ? Peut-être que ses parents avaient instauré un temps de paroles à respecter pour éviter d’entendre quotidiennement leur fille jacasser plus que nécessaire. Cette simple idée suffit à le faire sourire un bref instant tandis qu’elle achevait son monologue sur une conclusion dont elle aurait très bien pu se contenter de dire, sans passer au préavis par toute une explication loufoque.
« Ce n’est plus de l’inquiétude bienveillante… Là, c’est plutôt moi qui devrais m’inquiéter pour mes fesses si jamais je venais ici mal-en-point. Tu risquerais de me le faire chèrement payer. » Ponctua-t-il d’un ton amusé avant d’enfouir de nouveau sa tête dans ses bras dans un petit rire étouffé. Premièrement, s’il fallait envisager l’hypothétique idée qu’un jour il se vide de son sang, son choix de lieu se porterait plutôt sur l’hôpital, simple signe de bon sens. Deuxièmement, ses priorités se situeraient autre part s’il souffrait le martyr, les massages pourraient attendre. Donc non, elle n’avait aucun souci à se faire à ce propos, sa paranoïa était à l’abri.

Savourant encore les bienfaits de ses doigts agiles sur sa peau, Damiano se laissa bercer par le rythme régulier qu’employaient ses mains pour le masser, si bien que le sommeil le prit presque par surprise. Les yeux clos, son corps se détendait un peu plus à chaque secondes qui s’écoulaient, le plongeant dans une léthargie presque jouissive tant elle était agréable. Mais bien vite, la sonnerie d’un portable vint contre jouer ses plans et le contraignit à ouvrir les yeux dans un grommellement discret. Le visage apaisé – peut-être trop d’ailleurs – il tourna une seconde fois la tête vers elle et arqua un sourcil lorsqu’elle affirma communiquer avec les cellulaires. Manifestant ouvertement son mécontentement, il soupira profondément en la voyant s’éloigner vers le téléphone fixe qu’elle décrocha par la suite.
« Où tu veux que j’aille à moitié à poil ? » Marmonna-t-il dans sa barbe avant de surélever le haut de son corps dans le but d’appuyer son coude sur la table et de poser sa tête dans le creux de sa main, observant ainsi la jeune femme attentivement. Déjà l’absence de ses mains sur son corps imposant se faisait ressentir. Un manque certain se profilait doucement à l’horizon mais il demeurait tout de même silencieux, bien que l’envie de lui rappeler sa présence ne manquait pas. Une amitié s’était tissée entre eux et outre le fait qu’elle était une remarquable kinésithérapeute, elle était incontestablement une extraordinaire masseuse. Il savait pertinemment que son travail s’arrêtait à le relaxer, s’occuper de ses muscles tendus, etc. Mais Maden acceptait toujours de lui offrir un petit extra en lui massant l’intégralité du corps, l’arrière des cuisses étant secrètement son endroit favori.
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