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 It's a mad mad world [Aidan]

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Gabriella Manzoni

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MessageSujet: It's a mad mad world [Aidan]   Lun 4 Aoû - 16:58

Ezechiel lui avait proposé de la déposer devant chez elle mais elle avait refusé poliment, ce n’était pas le moment d’aggraver son cas, il était plus de minuit et elle se doutait que Marco allait lui passer un sacré savon, il était pire que sa mère et son père réunis. Sans doute qu’inconsciemment, c’était lui qui l’avait poussé dans les bras de son patron plus que séduisant, elle n’avait pas vraiment réfléchi avant de se laisser séduire par Ez et le fait de savoir que son petit ami ne se privait pas pour elle ne l’aidait pas forcément à ressentir une quelconque culpabilité, bien au contraire. Le directeur de la galerie lui donnait l’impression d’être libre et maître de son destin alors que Marco ne parvenait qu’à la faire se sentir prisonnière d’une relation qu’elle tentait tant bien que mal de maintenir à flot.

Elle n’eut pas besoin de mettre sa clé dans la serrure car il l’attendait de pied ferme sur le palier, visiblement dans une rage folle. Rester calme était la meilleure chose à faire, elle savait que si elle rentrait dans son jeu , ça dégénérerait mais elle eut énormément de mal à se retenir quand il la saisit violemment par le bras et l’entraîna dans l’appartement. C’était exactement ce qu’elle craignait, qu’il finisse par lever la main sur elle, elle trouvait même ça étonnant qu’il ne l’ait pas déjà fait quand on connaissait son caractère, il fallait qu’il maîtrise tout et en ce moment sa petite amie était loin d’être sous contrôle.


« T’étais où ? » aboya-t-il

« Mon frère avait besoin de moi alors je suis restée jusqu’à ce qu’il aille mieux ! »

La jeune femme détestait mentir et principalement impliquer sa famille ou ses amis dans ses mensonges mais lui dire qu’elle avait trouvé un travail et qu’elle revenait d’un cocktail épuisant où elle avait vendu des dizaines de toiles risquaient de lui attirer un tas d’ennuis dont elle se passerait volontiers. Il la fixa un moment sans rien dire, chaque fois qu’elle faisait allusion à Damiano, il semblait revenir à la raison, comme si le simple fait de penser à ce que son frère lui ferait subir le calmait.

« Je vais prendre une douche si tu me le permets ! » reprit-elle en cachant de son mieux son sourire victorieux

Malheureusement, c’était sans compter sur la jalousie maladive de l’italien qui pendant qu’elle était dans la salle de bain, fouilla son sac à la recherche de preuves. Il avait une vision particulière du couple, la femme devait être soumise à la volonté de l’homme mais celui-ci avait tout les droits dont celui de jouir de tout ce qui s’offrait à lui, sans se soucier du fait qu’il brisait sa petite amie en papillonnant à droite et à gauche parce que selon lui, le simple fait de l’aimer c’était déjà lui faire une sacrée faveur. Elle n’eut pas la chance de respirer quand elle sortit de la salle de bain qu’il passa à nouveau à l’attaque, lui agitant sa robe sous le nez.


« Tu t’habilles comme ça pour aller voir ton frère ? Tu te fous de ma gueule Gaby ! » hurla-t-il

« Ca fait combien de temps que tu te fous de ma gueule hein ? »

Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase, elle leva les yeux vers lui, une lueur de colère y transparaissait, c’était tout juste si elle arrivait à se retenir de lui envoyer une droite.

« Et toi ça fait combien de temps que tu te payes la mienne ? Toutes ces filles que tu baises, toutes ces fois où tu rentres tard et tu crois que je ne vois rien ! Ne me reproches pas d’avoir une vie dont je ne te parle pas alors que tu fais exactement la même chose ! »

Il vit rouge et la plaqua violemment contre le mur.

« Tu fermes ta gueule parce qu’ici c’est moi qui décide ! Quand je te dis de nettoyer ce putain d’appartement tu le fais, une femme doit savoir se taire et visiblement tu l’as toujours pas compris mais je vais t’apprendre, quand on sera mariés tu comprendras quelle est ta place ! »

« Vas te faire foutre ! » se rebella-t-elle en essayant de se défaire de sa prise

« Je ne me marierai pas avec toi ! »

Plus elle se débattait et plus il resserrait sa prise, faisant monter les larmes aux yeux de la blondinette.

« Ah tu veux partir ? Vraiment ? Tu me supplieras de te reprendre mais si c’est ce que tu veux, parfait ! »

Sans ménagement, il la traîna par le bras jusqu’à la porte d’entrée et la jeta sur le palier en nuisette, claquant la porte. En larmes, elle se redressa tant bien que mal et frappa à la porte en réclamant ses affaires.

« Rien n’est à toi ici, tires toi ! »

Comment pouvait-elle aimer une pourriture comme ça ? Elle l’ignorait elle-même ! La jeune Manzoni attendit une vingtaine de minutes, persuadée qu’il rouvrirait la porte en la prenant dans ses bras mais il n’en fut rien et elle se résigna, tremblant comme une feuille, sans réfléchir, elle descendit les escaliers pieds nus pour aller chez la seule personne qui ne lui poserait aucune question seulement en passant devant le concierge, celui lui proposa une couverture qu’elle accepta. Ce fut grâce à sa gentillesse qu’elle se retrouva devant la maison des Tomasi, transie de froid et secouée de sanglots. Elle dut faire un effort surhumain pour frapper à la porte, attendant avec angoisse que quelqu’un lui ouvre la porte.
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Aidan Tomasi
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MessageSujet: Re: It's a mad mad world [Aidan]   Lun 4 Aoû - 19:04



Aidan se pencha sur le berceau dans lequel Matteo le petit monstre dormait enfin. Ce soir les parents étaient de sortie et Lorenza coincée dans sa chambre si bien qu’il s’était attelé seul à la lourde tâche biberon-couche-dodo et ça ne s’était pas passé sans accrocs. Surtout lors de la phase dodo où Matteo s’était montré bien moins coopératif que les autres ois et il avait du faire face à la crise seul. Ses amis comme sa famille étaient toujours présents quand il s’agissait de lui donner un coup de main mais au fil du temps ils avaient tendance à le laisser se débrouiller seul. Aidan avait un mal fou à ne pas se reposer sur les autres mais il comprenait également qu’ils faisaient ça uniquement pou son bien et celui du bébé. Etre père n’était pas une tâche facile mais il ne pouvait pas toujours se décharger sur les autres. Il fallait qu’il prenne ses responsabilités à un moment ou un autre.

Du bout du doigt il caressa la joue ronde du bébé, se surprenant lui-même à sourire avec tendresse. Depuis que toute cette histoire lui était tombé dessus il n’avait pas eu le temps de s’appesantir sur ses sentiments. Il ne se sentait pas vraiment père, comme s’il s’attendait à tout instant que les choses reprennent leur cours normal. Un peu comme s’il faisait un rêve et que le réveil allait bientôt sonner. Il se réveillerait et il n’y aurait plus de berceau dans la chambre d’à côté, plus de tétines dans ses poches et de tâches de compote sur ses vêtements. Son principal soucis redeviendrait de savoir dans quel bar il passerait la soirée ou comment il payerait ses factures avec son job miséreux. Tout serait beaucoup plus simple. Mais plus fade aussi non ?

Il soupira et se redressa, préférant ne pas s’appesantir sur le sujet et il descendit au rez-de-chaussée où l’attendaient bière fraîche et chips pour le reste de la soirée. C’était la fin de la semaine et il restait coincé chez lui, ce qu’il avait parfois du mal à avaler. Heureusement il trouvait souvent des nounous dévouées. En sifflotant il prit une canette dans le frigo et sortit un paquet de chips et le pot de beurre de cacahouète, un mélange qui dégoûtait toujours Lorenza mais que les hommes Tomasi adoraient. Il allait mettre en route le lecteur DVD quand il entendit qu’on frappait à la porte. Il se figea un instant, hésitant à aller ouvrir, craignant que ce ne soit le retour de Victoria-la-psychopathe comme il l’appelait. Elle avait pris pour habitude de débarquer à n’importe quel moment chez lui pour voir Matteo. Amie de la mère du petit elle avait encore du mal à se faire à la disparition de cette dernière et même si c’était quelque chose qu’Aidan pouvait concevoir il voyait d’un mauvais œil ses intrusions à répétition.

Il ouvrit la porte avec raideur et son geste se figea lorsqu’il reconnut Gabriella sur le pas de la porte. Il lui fallut moins de deux secondes pour repérer ses larmes et sa tenue légère et son cœur manqua un battement devant ce spectacle sordide. Il n’avait jamais aimé cet abruti de Marco. Il avait dés le début vu clair dans le jeu de l’italien et persuadé que ce n’était pas l’homme qu’il fallait à son trésor il n’avait eu de cesse de la pousser à la rupture. Mais elle s’était entêtée et il s’était mit seulement à espérer qu’elle finirait par ouvrir les yeux. Jamais il ne lui avait souhaité un réveil aussi brutal.


« Ma p’tite crotte… » fit-il en rompant d’un pas la distance qui les séparait pour la prendre dans ses bras et la presser contre lui avec force.

Il se demandait pourquoi, aussi géniale qu’elle puisse être, elle avait toujours un goût prononcé pour les abrutis de première catégorie. Il la connaissait depuis toujours et il n’était pas capable de donner le nom d’une seule des relations de la jeune femme qui ait bien tourné. Il s’avérait toujours qu’elle avait fait le pire des choix. En matière d’hommes elle n’était pas plus douée que lui avec les femmes et cela ne faisait qu’agrandir encore la liste de leurs points communs.


« T’as bien fait de venir. » continua-t-il en la berçant doucement, une main perdue dans ses cheveux.

Elle finit par renifler fortement et le repousser pour inspecter son pyjama et il se mordit la lèvre.
« Oh oh désolé… Vomi de bébé… C’est rien ça se nettoie très bien. J’ai secoué Matt un peu après son biberon et j’aurais pas du… »

« Allez viens rentre. T’as encore des affaires là. »
dit-il en pressant la main dans la sienne et en l’entraînant à l’intérieur de la maison.

« Et tu vas pouvoir tout me raconter. »

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MessageSujet: Re: It's a mad mad world [Aidan]   Mar 5 Aoû - 1:24

Depuis qu’elle avait pris son nouveau travail, les fois où elle passait chez les Tomasi se faisaient de plus en plus rares et elle devait chaque fois décliner les invitations pour se consacrer exclusivement à la galerie. Même si elle n’avait pas souvent le temps d’y penser, elle se sentait mal d’abandonner Aidan avec Matteo et de ne pas être présente plus que ça pour Lo qui semblait être tombée amoureuse mais elle voulait pour une fois penser à elle et surtout, elle n’avait plus le temps de rien. Jongler entre le ménage et le travail était laborieux et elle tombait de fatigue tôt dans la soirée, à bout de force. Celui qui en faisait les frais était son patron, le manque de sommeil la rendait très nerveuse et il suffisait qu’il fasse une remarque déplacée pour qu’elle démarre au quart de tour et l’envoie sur les roses. Marco n’y échappait pas non plus pourtant mais comme un abruti, il était persuadé qu’elle était enfin enceinte, y voyant ainsi une manière de l’obliger à rester avec lui malgré ses infidélités, son indéniable stupidité et sa médiocrité latente.

Néanmoins, elle parvenait toujours à trouver quelques minutes pour passer au glacier et ramener la petite friandise préférée de son frère même si pour ça elle devait se priver de déjeuner et supporter les remarques de sa mère. Mais Gabriella savait parfaitement que cet emploi du temps de folie finirait par lui créer des ennuis mais elle ne pensait pas que cela serait à ce point, se faire virer de chez elle à moitié nue n’avait jamais fait partie des possibilités et elle s’en serait volontiers passée. Et bizarrement, comme chaque fois qu’elle se trouvait dans une mauvaise passe, la seule personne à qui elle pensait était Aidan. Depuis longtemps elle évitait de mêler son frère à sa vie privée, connaissant son caractère et l’amour qu’il lui portait, elle avait peur qu’il finisse par faire quelque chose qui lui vaudrait des ennuis qu’il ne méritait pas et le côté réfléchi et ouvert de son meilleur ami l’apaisait à chaque fois.

Dans un piteux état moral, elle ne fut pas en mesure de refuser l’aide du concierge et avec peine, elle lui donna l’adresse des Tomasi pour qu’il la dépose devant la maison. Faute de pouvoir l’accompagner, la blondinette ayant refusé, le brave homme décréta vouloir attendre dans la voiture qu’elle soit en sûreté et il tint parole, à peine la porte d’entrée s’ouvrit sur l’aîné des Tomasi que le moteur ronronna. Elle avait l’air maligne devant celui qui depuis le début lui soutenait qu’elle faisait une erreur, obstinée comme elle était, elle avait niée l’évidence et aujourd’hui revenait à la case départ. La blondinette préférait ne pas savoir ce que pensait son ami à cet instant précis, il devait sûrement ajouter ça à la longue liste de ses bourdes parce que visiblement, elle ne savait rien faire de bien, même pas choisir ses petits amis.

Au point où elle en était, elle s’attendait à tout et qu’il la jette ne l’aurait pas étonné, lui aussi devait en avoir marre de son comportement immature et de sa connerie maladive mais au lieu de ça, il la prit dans ses bras et elle sentit ses larmes redoubler. Sur la pointe des pieds, elle enfouit son visage dans le col de son t-shirt et entoura sa nuque de ses bras pour se sentir protégée. Comme toujours, une sorte d’alchimie s’opérait et il semblait immédiatement comprendre d’où venait le problème sans pour autant poser aucune question ce qui la soulagea. Toujours lovée contre lui ce fut l’odeur de vomi qui la décida à le laisser respirer. Son nez était rouge et ses yeux gonflés à force de pleurer, elle avait l’impression de couvrir une bonne grippe à cause de toutes ces larmes qu’elle avait versées.


« Merci. » marmonna-t-elle en se laissant entraîner dans sa chambre


Une fois en terrain connu, elle se détendit un peu plus et balança la couverture dans un coin pour se poser sur le lit qu’elle connaissait bien pour y avoir passé un nombre impressionnant de nuit. Quand on y pensait, Aidan était le seul homme avec qui elle partageait un lit depuis si longtemps si on omettait qu’ils n’étaient qu’amis. Il lui sortit un t-shirt et lui prêta un pantalon qu’elle dut replier des dizaines de fois pour ne pas marcher dessus et ce fut parfait pour retarder un maximum le moment de parler des raisons qui l’amenaient.


« Il m’a foutu à la porte ! » finit-elle par lâcher, sentant les larmes monter à nouveau à ses yeux elle préféra baisser les yeux pour regarder les posters qui recouvraient les murs de sa chambre

« Je suis rentrée un peu tard à cause de mon boulot pour lequel il n’est pas au courant et comme c’est dans une galerie d’art, j’avais ma robe dans un sac et il l’a trouvé et il a cru que je voyais un autre homme et il a pété un plomb. Il m’a dit que je devais fermer ma gueule parce que c’était lui qui commandait et alors j’ai dit non et…et… »

Elle fut contrainte de s’arrêter pour essuyer ses larmes et se moucher, incapable de se maîtriser.

« Il m’a mis dehors quand j’ai dit que je voulais pas me marier, il croit que je vais revenir parce qu’il pense que je suis enceinte. »

Et là ce fut le bouquet final, elle fut secouée de violents sanglots et il dut la serrer fort dans ses bras pour qu’elle recouvre petit à petit son calme.

« J’ai peur Dinou ! » avoua-t-elle
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Aidan Tomasi
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MessageSujet: Re: It's a mad mad world [Aidan]   Mer 6 Aoû - 16:08


Aidan n’était pas comme Lorenza. Il n’avait pas pour passe temps favori celui de se mêler de la vie des autres et de porter des jugements à tort et à travers. S’il intervenait c’est quil estimait qu’il avait des raisons valables pour le faire et parce qu’il agissait pour le bien de la personne qui se tenait en face de lui. Cette règle s’était toujours appliquée de façon différente quand il s’agissait de Gaby et de ses relations avec les hommes mais il essayait néanmoins de rester impartial. S’il s’était à ce point moqué de Marco devant la blondinette c’était pour qu’elle ouvre les yeux sur la personne qu’il était réellement. Il n’avait jamais voulu que ça se termine aussi mal mais il était soulagé. Soulagé de voir qu’elle avait enfin repris conscience et qu’elle était « intacte ».

Il l’entraîna dans sa chambre qui au fil du temps était devenu un refuge aussi bien pour elle que pour lui. Si les murs avaient pu parlé ils auraient eu des tas de choses à raconter. Sur leurs jeux d’enfants, leurs inquiétudes d’adolescents et le début de leur vie d’adultes. Ils avaient passés des nuits entières, yeux rivés sur le jeu des lumières au plafond, à se raconter leurs rêves et leurs doutes. Souvent leurs rires avaient troublés la quiétude de la chambre, parfois leurs larmes. Ils avaient même ouvert leur univers à d’autres. Lorenza, Luca, Cristinna, Iris et maintenant Matteo… Mais rien n’était pareil lorsqu’ils n’étaient que tous les deux.

Le jeune homme détourna la tête pour masquer à la vue de Gabriella la lueur de haine et de colère qui brillait dans ses yeux. Il avait toujours détesté son petit ami. Premièrement parce que depuis qu’il était entré dans la vie de son amie il la voyait beaucoup moins souvent qu’auparavant et qu’il avait du mal à se faire à son absence. Deuxièmement parce qu’il savait qu’elle n’était pas heureuse avec lui. Il aurait de toute façon fallut être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Aidan n’était pas vraiment étonné de savoir que Marco s’était montré violent. Cet abruti n’avait déjà pas assez de neurones pour nouer ses lacets alors il ne fallait pas trop lui en demander. Troisièmement parce qu’à cause de cette pauvre tâche il allait devoir sécher ses larmes et il avait horreur de ça. La voir pleurer était pire qu’une torture.

Il sentit son estomac se nouer quand elle parla de la possibilité qu’elle soit enceinte. Il ne pouvait rien imaginer de pire, un bébé Marco, un espèce de petit truc mutant. L’idée qu’il puisse se reproduire le dégoûtait et surtout il pensait que la couche d’ozone aurait de sacrés soucis à se faire si un deuxième être comme l’italien venait à peupler cette terre. Et surtout il ne voulait pas que son trésor soit enchaînée à vie à quelqu’un de la sorte. Il croyait dur comme fer qu’elle méritait quelqu’un de bien, qui saurait voir à quel point elle était fantastique et ce qu’elle était capable de donner. Même lui se sentait tout petit parfois à côté d’elle.


« T’es pas… T’es pas enceinte hein ? » s’étrangla-t-il en se laissant tomber sur le lit à côté d’elle juste après avoir changé de t-shirt.

Voyant que ses larmes ne se calmaient pas il la prit dans ses bras pour la presser contre lui. C’était tellement dur de la voir si triste et de ne rien pouvoir faire pour elle. Il n’avait pas de formule magique ni de phrases toutes faites pour la soulager. Il pouvait seulement être là et espérer que ce serait suffisant.


« Peur de quoi ? Eh t’es à la maison tu risques rien. Et moi je suis là. Je veille sur toi. T’as pas besoin de lui. Je te jure t’as pas besoin de lui. » Il posa un doigt sur son menton pour l’obliger à relever la tête. « Et puis arrête de pleurer tu ressembles à un panda. »

« J’ai des chips, du beurre de cacahouètes et un film d’horreur qu’est-ce que tu penses de ça hein ? C’est mieux que les chutes du Niagara… »

Il se leva et tira sur le bras de la jeune femme pour qu’elle le suive. « Allez bouge moi un peu ton gros cul on descend. »

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MessageSujet: Re: It's a mad mad world [Aidan]   Mer 6 Aoû - 23:39

***


Ca faisait maintenant cinq minutes qu’elle était devant la porte à attendre que monsieur daigne lui ouvrir la porte. En temps normal, elle ne se serait pas gêné pour l’incendier et lui ordonner de lever son gros derrière pour venir lui ouvrir la porte sous peine de le tuer une fois qu’il le ferait enfin ou aurait tout simplement besoin d’aller aux toilettes mais aujourd’hui, c’était lui qui avait besoin de réconfort. Sa petite amie venait de déménager et il semblait s’y être bien plus attaché que ce qu’il avait bien voulu dire. Gaby l’avait bien vu à sa façon de parler d’elle à chaque fois qu’ils se retrouvaient tous les deux, d’ailleurs, ils ne faisaient que de parler d’elle ces derniers temps, malheureusement l’année scolaire était terminée et la jeune femme avait dû rejoindre sa mère de l’autre côté de l’océan, brisant ainsi le cœur d’Aidan ce qui mettait la blondinette dans tous ses états. Si elle avait pu, elle aurait retenu cette pimbêche par les cheveux pour qu’elle reste.

« Dinou, c’est moi ! Ouvres moi ! » supplia-t-elle en frappant à nouveau contre la porte

Elle s’inquiétait vraiment pour lui, ça faisait plusieurs jours qu’il était dans un état léthargique et même si elle trouvait ça complètement stupide, elle s’était jurée de ne jamais tomber amoureuse, elle souffrait qu’il soit dans un pareil état sans que sa présence y change quoi que ce soit. Bien décidée à le dégriser, elle prit le parti d’ouvrir la porte sans son autorisation peu importait s’il se trimballait cul nu pour alléger sa peine, elle avait besoin de le voir et était décidée à lui remonter le moral coûte que coûte, même si pour ça elle devait le traîner dehors de force avec ses tout petits bras. Quand elle pénétra dans la chambre, elle faillit s’étaler de tout son long, trébuchant sur elle ne savait quoi, la pièce plongée dans la pénombre, ne laissait pas l’occasion de voir quoi que ce soit, on ne distinguait qu’une ombre plus grosse que les autres sur le lit. Les sourcils de la jeune italienne se froncèrent et elle claqua la porte du pied avant de se laisser tomber lourdement sur le lit ne faisant même pas bouger le jeune homme.


« Aidan, regardes toi ! Où est passé le Don Juan que je connais ? » soupira-t-elle

Toujours aucune réaction ce qui ne fit que confirmer son opinion de départ, après avoir essayé les câlins et les bisous, les mots doux et réconfortants, il aurait le droit au programme de remise en forme Manzoni ! D’un bon, elle se leva du lit et ouvrit en grand la fenêtre puis les volets, l’éblouissant au passage et obtenant une salve de grognements bourrus avant qu’il ne se cache sous son drap qu’elle tira sans ménagement et balança par la fenêtre.


« Arrêtes tes conneries maintenant, tu vas prendre une douche et si je dois y entrer avec toi je le ferais et je doute que tu ais vraiment envie de me voir faire ! Après on sortira et on s’amusera. » ordonna-t-elle, les mains sur les hanches

Elle avait beau être petite, elle arrivait toujours à obtenir ce qu’elle voulait et quand elle le désirait et même son meilleur ami n’échappait pas à son côté autoritaire. Il tenta d’ouvrir la bouche mais elle le coupa immédiatement :


« Est-ce que je t’ai dit que tu avais le droit de dire non ? Il ne me semble pas, alors maintenant files ! »

Il fallut qu’elle lui mette des vêtements dans les bras pour qu’il bouge et revienne enfin prêt, affichant toujours le même air qui au cours de la journée finit par disparaître, on pouvait voir dans ses yeux qu’il y avait toujours une petite once de tristesse mais elle avait réussie sa mission. La seule chose qui lui avait toujours importé, c’était son bonheur.



***


Gabriella ignorait pourquoi le côté surprotecteur de son frère l’effrayait au point qu’elle préférait éviter de lui confier beaucoup de choses sur sa vie alors que celui d’Aidan l’apaisait, elle avait l’impression que rien ne pourrait lui arriver tant qu’il veillait sur elle. Bien sûr, Damiano la protégeait depuis qu’elle était enfant mais d’une toute autre manière, il voyait ça comme un devoir et souvent, elle avait l’impression qu’il s’y sentait obligé et elle lui avait assez bousillé sa vie sans en rajouter une couche aujourd’hui.

Si elle ne se sentait pas aussi mal, la question de son meilleur ami l’aurait sans aucun doute fait éclater de rire. S’il y avait bien une chose que son passé de papillonnage lui avait appris, c’était de toujours éviter le pire et dès que son couple avait commencé à battre de l’aile, c’est-à-dire depuis le début, elle s’était assurée de prendre ses précautions pour qu’un accident n’arrive pas. Etre enceinte de lui ne l’aurait certainement pas convaincue de se marier avec lui, malgré ses sentiments, elle ne supportait plus son comportement. De plus, les chances qu’elle soit enceinte étaient plus que nulles étant donné qu’elle ne le laissait plus la toucher depuis qu’elle savait qu’il allait voir ailleurs. Autant dire que sa vie était triste à mourir, plus de sexe, pas d’amour, pas de travail. On pouvait aisément comprendre pourquoi elle se tapait son patron et prenait plaisir à aller travailler, elle était devenue tout ce qu’elle détestait.


« Pour ça faut faire certaines choses et je crois qu’il est trop occupé avec les autres pour me mettre enceinte. » lâcha-t-elle avec un détachement hallucinant

Ses paroles rassurantes permirent à ses sanglots de se calmer et d’un revers de main elle sécha ses larmes, ce n’était certainement pas en pleurant que les choses s’arrangeraient.


« Mais je… » se défendit-elle avant qu’il ne la traite de panda ce qui la fit sourire

« Toi tu ressembles à une tortue, mais une tortue ninja,je sais pas ce qui est pire. »

Il lui frotta énergiquement le dos avant de lui proposer un remontant qu’elle ne put refuser et l’entraîna devant la télé. Avant de s’installer, elle s’empara du pot de beurre de cacahuètes et d’une cuillère pour piocher dedans avec gourmandise. Une fois qu’il la rejoignit, elle se blottit contre lui et fixa l’écran l’air absente avant de constater qu’elle n’était pas de très bonne compagnie, faire semblant, elle savait plutôt bien le faire.

« J’ai un si gros cul que ça ? » s’enquit-elle en levant les yeux vers lui

Aidan la fixa un temps avant qu’elle ne sourit en coin, signe qu’elle plaisantait juste pour le taquiner.


« J’ai débarqué sans prévenir, je suis désolée, t’avais peut-être autre chose de prévu ? Si ça pose problème je retournerai chez mes parents. » dit-elle avec difficultés
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MessageSujet: Re: It's a mad mad world [Aidan]   Jeu 7 Aoû - 23:21

[i]Plus Aidan en savait sur Marco et moins il avait envie d’en apprendre. Cela ne l’étonnait pas que ce lourdaud aille voir ailleurs mais il était néanmoins surpris qu’il ne puisse pas se contenter de Gabriella. N’importe quel abruti au monde aurait été capable de voir la chance qu’il avait de partager sa vie mais pas lui. On aurait dit au contraire qu’il faisait tout pour la perdre. Non que ça dérange Aidan mais il se demandait comment on pouvait concentrer autant de bêtise en une seule personne. S’il y avait eu une distribution de médailles le chimpanzé aurait eu la sienne.

« Je vais faire comme si je n’avais rien entendu et comme si tu n’avais pas essayer d’insulter ces magnifiques animaux que sont les tortues. Ou moi. Je sais pas d’ailleurs ce qui est le pire… mais bon… » Il secoua la tête et disparut dans le couloir. Il n’aimait pas particulièrement qu’on s’attaque à ses passions et il manquait de répartie quand on en venait à ces sujets.

Une fois installé dans le salon il dut faire preuve de beaucoup de self-contrôle pour e pas lui poser toutes les questions qui lui passaient par la tête. Marco s’était toujours conduit comme un salaud mais elle trouvait le moyen à chaque fois de lui pardonner. Cette fois signait-elle la fin de leur histoire ou finirait-elle par retourner dans ses bras ? Il avait peur. Peur qu’il ne la lui brise. Il inspira un grand coup et se tourna vers elle quand elle prit la parole. Immédiatement il se retrouva confronté à son regard et sa respiration se bloqua. Si elle avait un gros cul ?



***



Bal de promo, dernière année de lycée. Aidan était coincé dans un smoking qui il croyait lui donnait l’air d’un pingouin mais qui faisait chavirer toutes les jeunes femmes présentes et aggravait leur problème d’hormones. C’était comme si ses fesses avaient été taillées pour être superbement moulée dans son pantalon noir et que sa chemise avait été choisie un poil trop petite pour faire ressortir une musculature plutôt bien développé. Porté avec sa nonchalance habituelle il avait la classe d’un James Bond en vacances, le sens de l’humour en moins puisqu’à sa centième blague un peu vaseuse sa cavalière avait levé les yeux au ciel et but d’une traite son verre de punch. Mais elle restait collée à lui comme une moule après son rocher. Après tout c’était Aidan.

Les joues gonflées de petits fours et l’œil rieur il balaya la salle du regard jusqu’à ce qu’il ‘arrête sur une silhouette qui lui semblait à la fois familière et inconnue. Il plissa les yeux comme pour mieux voir la personne et la bouchée tomate/mozzarella qu’il avait dans la bouche se coinça en travers de sa gorge et le fit tousser l’obligeant à boire une gorgée de son verre pour la faire passer. Il s’excusa auprès de son amie avant de filer rejoindre « l’apparition ».


« Hey Gaby… »

« Hey Dinou. T’as pas vu Idalgo ? » Elle se hissa sur la pointe des pieds pour voir par-dessus son épaule avant de finalement se tourner vers lui et le fixer avec insistance. « T’as l’air d’un pingouin là dedans ? »

« Ah ouais ? Non ben non… Mais toi t’es… »

Son regard glissa sur sa robe terriblement bien ajustée et remonta aussitôt à son visage. Elle avait relevé ses cheveux et quelques bouclettes faussement négligées tombaient sur sa nuque dégagée. Elle était… Elle faisait… bien moi « copine » là-dedans.


« … bien même très b-… »

« Tu l’as pas vu t’es sûr ? »

« Ben euh non. Enfin si… Enfin non je l’ai pas vu c’est sûr… Mais il devrait pas tarder. »

« Quel abruti il est pas foutu d’être à l’heure… »

« Eh tu voudrais pas… »

« Je meurs de soif le punch est bon ? »

« Tu crois pas qu’on pourrait aller danser. »

« Quoi ? »

« Juste… danser… Tu entends ? C’est ta chanson préférée. »


***



Une lueur brilla dans son regard en même temps qu’il se tournait vers elle et que ses lèvres s’étiraient en un léger sourire. Il prit la cuillère couverte de beurre de ses mains pour l’enfourner dans sa bouche et la remettre dans le pot qu’elle tenait entre ses mains.

« Sois pas stupide. Je suis coincé ici avec Cacator jusqu’à la fin de ma vie. Et en plus de ça tu n’as jamais dérangé. Tu veux vraiment retourner chez tes parents et être obligée de répondre à leurs questions ? » Il haussa un sourcil et son sourire s’élargit devant sa moue. « Tu vois t’es très bien ici… »

« Et puis j’ai exactement le remède qu’il te faut pour que t’aille mieux… »
Il se laissa tomber sur ses genoux. « Tu peux me gratouiller le dooooooos. »

Il l’entendit grogner mais elle finit par céder et il soupira d’aise. « Tu vois tu vas déjà vachement mieux… »

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MessageSujet: Re: It's a mad mad world [Aidan]   Ven 8 Aoû - 16:11

Aidan et elle, avaient grandis ensemble, ils avaient par je ne sais quelle chance, fait la majorité de leur scolarité ensemble, de l’école primaire au lycée. Etre dans la même classe leur permettait de se voir plus souvent et d’utiliser le prétexte des devoirs pour se retrouver et faire un nombre incalculable de conneries. Gabriella connaissait le jeune homme comme sa poche, elle avait eut vent de ses étranges passions et l’attrait certain de son ami pour les collections de choses aussi inutiles qu’horribles, seulement, en tant que meilleure amie, elle avait appris à savoir se taire pour ne pas le vexer ou du moins se servir de ça qu’en cas de force majeure, lorsqu’il dépassait les bornes et la poussait à bouts. Ca arrivait rarement, certes, mais il était lui aussi capable de la mettre hors d’elle en quelques secondes.

Personne mieux que lui ne savait comment s’y prendre pour obtenir telle ou telle chose d’elle et quand il avait décidé de la taquiner, ça finissait toujours par une dispute, la blondinette supportant mal qu’on s’acharne sur sa personne ce qui ne l’empêchait pas de le faire également. Bizarrement, le sujet favori de son compère restait ses petits amis qu’il se faisait un plaisir de démonter, commençant par critiquer leur physique puis leur comportement pour enfin mettre en doute leur intelligence, loin de s’apercevoir que ce que Gaby cherchait chez un homme n’était pas spécialement la perfection mais juste de passer un moment sympa et rien d’autre. Son attirance pour les ratés n’était pas nouveau et remontait à ses premiers petits amis, elle aimait les garçons décalés et un peu rebelle et se retrouvait souvent avec le pire débile qui puisse exister seulement, quand on lui faisait la remarque, elle ne pouvait s’empêcher de s’emporter, consciente qu’elle fonçait dans le mur mais détestant que d’autres s’en aperçoivent.

Le même scénario se reproduisit avec Marco, elle n’avait voulu écouter personne, plus on lui disait de s’en éloigner et plus son esprit contestataire la poussait à s’accrocher à lui pour leur montrer à tous , quoi elle ne savait pas exactement. Toujours persuadée que faire ses propres erreurs la rendrait plus forte, elle n’avait pas su voir qu’elle mettait en péril sa propre existence et qu’elle aurait pu se passer d’une énième aventure malheureuse. Trop entêtée, elle fonça la tête baissée et maintenant plus que jamais, elle le regrettait amèrement, s’en voulant d’avoir rejeté avec virulence toute aide qu’on avait voulu lui apporter. Elle s’en voulait d’avoir descendu Aidan au rang de rabat joie au même titre que ses propres parents et de ne pas s’être aperçue qu’il voulait juste la protéger. Venir pleurer dans ses bras aujourd’hui était le comble et à sa place, elle se serait jetée à la porte. Pourquoi fallait-il qu’elle soit comme ça ? Rejetant tout en bloc pour revenir la queue entre les jambes pour s’excuser, à croire que souffrir lui faisait plaisir.


« Hey ! » fit-elle alors qu’il lui piquait son remontant sans gêne

Elle ricana bêtement au terme « cacator », comment Matteo pouvait s’en sortir avec un père comme lui et une famille aussi dérangée, certainement très bien.


« Je t’échange ton cacator contre le mien, tu vas vite comprendre ta chance. » lâcha-t-elle avec humour en souriant tristement

A ce stade, elle se sentait prête à refiler Marco à n’importe qui pourvu qui lui foute la paix. Quelque part, elle appréciait le fait de ne pas avoir pu emporter quoi que ce soit, ça lui évitait ainsi de la harceler de coups de téléphone pour savoir où elle était et avec qui. Elle préférait ne pas imaginer sa réaction quand il apprendrait avec qui elle se trouvait maintenant, Marco n’avait jamais pu encadrer son meilleur ami, comme la plupart de ses amies d’ailleurs.

Ses parents ? Il avait raison, elle n’était pas mentalement assez forte pour supporter les questions incessantes de sa mère et son regard plein de déception signifiant que jamais elle ne ferait quelque chose digne d’intérêt à ses yeux, jamais. Elle finissait par se demander si elle n’aurait pas dû se raser le crâne, s’engager dans l’armée et revenir après son service, peut-être que ça aurait éveillé l’intérêt de ses parents. Comme une enfant, elle cherchait perpétuellement à attirer leur attention, après avoir essayé en travaillant avec acharnement et sérieux, très vite elle préféra basculer dans les excès et la bêtise. Quand il atterrit sur ses genoux en faisant sa bouille de gamin, elle leva les yeux au ciel et après avoir baragouiner des choses incompréhensibles, elle finit par céder.


« Ouais y’a rien de plus sûr. » ironisa-t-elle avant de lui mettre le pot de beurre de cacahuètes dans les mains pour piocher à nouveau dedans tout en lui gratouillant affectueusement le dos

« T’as pas une petite amie pour te faire ça Dinou ? Bientôt tu vas me demander de te masser les pieds et ça je fais pas ! » déclara-t-elle avec dégoût

Elle replongea sa cuillère dans le pot mais calculant mal son coup, le contenu de celle-ci se renversa sur le visage d’Aidan qui la fixa stupéfait avant qu’elle n’éclate de rire et en essuie une partie avec son doigt pour le manger.


« Pas de gaspillage ! » affirma-t-elle avant de lui tendre son doigt

« T’en veux ? Bon ça a un goût bizarre, je crois que c’est toi qui fais ça ! A quand remonte ta dernière douche ? » s’enquit-elle en essayant de rester sérieuse.
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Aidan Tomasi
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MessageSujet: Re: It's a mad mad world [Aidan]   Dim 10 Aoû - 15:17

« Ooooh non pitiééééééééééééé il va me mettre des poils partout ! » supplia le jeune homme en ricanant.

Il avait toujours adorer prendre les petits défauts des copains de Gabriella pour les exagérer avec outrance et il avait fallut que le malheureux Marco cultive sur son torse une pelouse digne d’un stade olympique pour qu’aussitôt Aidan saute sur l’occasion pour le chambrer. Ils n’avaient jamais pu rester plus de 5 minutes dans la même pièce sans se lancer des insultes au visage ou pire – Lorenza et lui avaient mis en place une compétition, celui qui arrivait à ramener des poils de torse de Marco avait le droit à un pot de nutella tout neuf – et Gabriella avait fini par faire en sorte qu’ils ne se croisent plus pour éviter les problèmes.

Une situation qui arrangeait son petit ami puisqu’au fil des mois il avait réussit à l’isoler de tous ses amis et il fallait qu’elle ruse si elle voulait passer un moment avec eux. Ces quelques mois avaient été une véritable torture pour Aidan qui avait du se faire à son absence et avait du assister, impuissant, à son malheur. Chaque fois qu’ils passaient une soirée ensemble il préférait ne pas trop mettre sur le tapis le sujet de sa relation de peur qu’elle ne se braque et le raye définitivement de sa vie. Jongler avec sa susceptibilité et son chagrin n’avait pas été évident mais il estimait s’en être plutôt pas trop mal sorti s’il était la première personne qu’elle venait voir après s’être fait mettre à la rue.


« Aaaaaah mon dieu ce que c’est booooon. »
ronronna-t-il alors qu’elle lui gratouillait le dos.

Il gigota un peu pour se positionner de manière plus confortable et ferma les yeux charmé par le jeu des doigts de Gabriella dans son dos. Ce n’était pas quelque chose de nouveau chez eux, le contact physique avait toujours été important entre-eux même s’il n’y avait rien d’ambiguë dans leurs gestes. Ils étaient comme un frère et une sœur, ils avaient la même histoire, le même vécu, les mêmes amis. Ils avaient joué les fesses à l’air dans la même piscine quand ils étaient gosses et ils se connaissaient si bien qu’ils n’avait pas besoin de se parler pour se comprendre. Certains auraient dit que c’était là la relation idéale. Pourtant il y manquait quelque chose.


« Si mais ce sont tes mains les premières disponibles… Elle travaille. Et personne touche à mes pieds ! »

Ce n’était pas forcément le meilleur moment pour aborder le sujet « petite amie » mais Aidan avait toujours été incapable de mentir ou de cacher quelque chose à Gabriella si bien que maintenant qu’elle en venait à parler de ça il ne pouvait que dire la vérité. Elle connaissait Nolan bien sûr parce qu’elle était souvent venue garder Matteo lorsqu’ils arrivaient à se ménager une soirée pour sortir en groupe. Seulement elle ignorait que ses relations avec la jeune femme avaient évolué et surtout dans quel sens. Parler de ses « conquêtes » mettait toujours l’italien mal à l’aise puisque comme lui, Gaby se montrait souvent très critique.

Il n’eut pas le temps de s’appesantir sur ses doutes que déjà une pâte couleur caca d’oie s’écrasait mollement sur sa joue et venait se mêler aux quelques poils de barbe qu’il cultivait fièrement pour se donner un air plus âgé. Son regard s’arrondit de surprise et il leva lentement son visage vers celui de son amie pour vérifier s’il s’agissait d’une attaque ou d’un malheureux accident. De toute façon que ce soit l’un ou l’autre il se vengerait.


« Pas depuis que j’ai changé la couche de Matt’… » souffla-t-il, éclatant de rire alors que Gabriella affichait une moue dégoûtée.

« Mais non je plaisanteeeeeeuuuuuuh ! » fit-il en se redressant pour venir frotter sa joue contre celle de la jeune femme et lui étaler du beurre de cacahouètes partout sur le visage. Elle lutta un temps pour le repousser sans résultat jusqu’à ce qu’elle finisse par réussir à l’éjecter du canapé et qu’il s’étale par terre.

« I’m good… » marmonna-t-il face contre terre en levant une main pour prouver qu’il était toujours vivant.

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MessageSujet: Re: It's a mad mad world [Aidan]   Dim 10 Aoû - 23:38

Elle avait beau aller totalement à contre courant, elle avait toujours adorée qu’un homme ait un peu de poils sur le torse, elle jugeait qu’il s’agissait là d’une preuve non discutable de virilité et elle trouvait ça super confortable et doux quand on y posait la tête. Bien sûr, le fait que Brad Pitt soit totalement imberbe ne lui échappait pas mais elle disait toujours que compte tenu de son degré de perfection, il avait tous les droits et que quoi qu’il fasse, il était toujours fichtrement sexy, que ce soit en jupe, avec une barbe ou encore habillé comme un plouc, elle l’aurait volontiers entraîné dans un placard pour lui apprendre l’amour à l’italienne. Marco avait ce petit côté viril qui l’avait séduite au départ, ce machisme ambiant qui semblait cacher une sensibilité latente alors qu’en réalité ce n’était qu’une sacrée dose de conneries. Aujourd’hui, elle se demandait comment elle avait pu passer à côté d’une aussi grande partie de sa personnalité, sans doute parce qu’elle essayait à tout prix à le faire rentrer dans le moule qu’elle lui avait construit et dans lequel elle souhaité le faire entrer, celui du gendre parfait dont il n’avait pas l’étoffe.

« Arrêtes, tu pourrais peut-être les récupérer pour en faire une perruque à offrir à l’association des chauves anonymes. »

Ils se regardèrent un moment avant de ricaner comme des imbéciles. L’autodérision faisait partie des qualités de la blondinette, la première victime de ses crétineries, c’était sa propre personne, elle était persuadée qu’en riant de soi on gagnait beaucoup. Se prendre au sérieux n’avait jamais été sa tasse de thé et devoir se fondre dans le rôle de femme au foyer n’avait pas été une mince affaire, si bien que pendant quelques mois elle s’était sentie terne et sans vie, ne faisant plus aucune blague, se laissant porter par le courant jusqu’à comprendre que ce côté rieur était partie intégrante de sa personne et l’oublier c’était mourir un peu. Elle refusait d’être de ces femmes ennuyeuses à se faire les veines avec une enveloppe et qui se permettaient de juger les autres et les regarder de haut sous prétexte qu’être marié et s’être fait engrossé représentait un acte louable et les propulsait au sommet de la pyramide. Rien que l’idée d’avoir des enfants la rendaient malade.

Gabriella adorait Metteo, la question n’était pas là, mais avoir ses propres enfants impliquait tellement de responsabilités qu’elle tirait son chapeau à Aidan d’assumer aussi bien les choses et d’avoir des parents aussi présents. Jamais personne ne lui avait donné l’exemple pour être un bon parent et elle ne voulait pas d’enfant de peur de les rejeter à l’image de ce que ses parents firent avec elle. Les mettre au monde pour les rendre malheureux, elle n’en voyait pas l’intérêt.


« N’en prends pas l’habitude parce qu’il se peut que je demande à être rémunérer. » dit-elle avec humour

Wowowo , elle avait juste ça comme ça et le voilà qu’il lui apprenait qu’il voyait quelqu’un ? Etait-ce parce qu’elle était souvent absente ces derniers temps qu’il n’avait rien dit ou parce qu’il ne tenait pas particulièrement à ce qu’elle le sache ? Elle l’ignorait mais elle était vexée qu’il n’ait pas pris la peine de lui dire avant, elle qui pensait qu’ils partageaient tout venait de constater les deux vitesses de leur amitié. Pourtant, elle préféra passer au dessus, consciente qu’il s’agissait d’une source de dispute bien que des milliers de questions lui brûlaient les lèvres comme l’identité de celle qu’il appelait désormais petite amie. Ca lui faisait tellement bizarre, il n’attachait aucune importance aux femmes depuis des années, se contentant de nuit par ci par là et il décidait du jour au lendemain de « s’engager » et ça lui faisait peur, elle connaissait très bien les réactions de ses petites amies à propos de leur amitié fusionnelle et si il y avait bien une chose à laquelle elle n’était pas préparée, c’était le perdre.

Trop occupée à faire l’imbécile avec le jeune papa, elle en oublia ses craintes, prenant enfin le temps de rire et de lâcher prise avec ses soucis de tous les jours et ça lui faisait un bien fou, plus de Marco, de courses, de ménage, de factures, juste du beurre de cacahuètes à foutre partout et un géant à faire dégringoler du canapé. Après maintes tentatives, elle réussit son coup et le fit tomber sur le sol, se libérant de la pression qu’il exerçait sur elle. Quand il leva le bras pour signifier qu’il était encore en vie, elle se retint d’éclater de rire et se pencha prudemment au bord du canapé pour voir qu’il n’avait rien de cassé avant de s’installer sur son dos, face à la télé, comme s’il n’était qu’ un vulgaire fauteuil.


« Ce nouveau tapis a quand même la grande classe, pas très ferme ! » déclara-t-elle en le pinçant un peu partout pour l’embêter

« Et y’a pas de tortues mais aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! »

Après s’être retourné précipitamment, il s’était saisi d’elle et comme si elle ne pesait rien, il la plaqua au sol pour la couvrir de chatouilles et manquer de la tuer tellement elle riait.

« Arrêtes ! » parvint-elle à articuler alors qu’il continuait, tenant à entendre qu’il était le plus fort

« C’est bon ! T’as gagné ! T’es… la plus balèze des tortues ninjas que je connaisse. »

Ce qui lui valut une séries supplémentaire jusqu’à ce qu’elle devienne si rouge qu’il préféra la lâcher pour ne pas finir par vraiment la tuer. Gentleman, il lui tendit la main pour l’aider à se relever non sans appuyer sur le fait qu’il restait le meilleur, elle soupira et tenta de se recoiffer tant bien que mal, les larmes aux yeux tant elle avait ri.

« Alors dis-moi, qui est l’heureuse élue ? » s’enquit-elle avec un petit sourire innocent

En voyant la tête qu’il fit, elle leva les yeux au ciel et reprit :

« Tu réponds à toutes mes questions et je répondrai aux tiennes sur Marco et tu sauras même ce qu’il m’a demandé ! »

Bah quoi ? Elle avait envie de savoir et besoin de parler, autant allier les deux au mieux.
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MessageSujet: Re: It's a mad mad world [Aidan]   Mar 12 Aoû - 16:33

« Ou alors des tapis nouvelle génération… Cent pour cent bio et avec une légère odeur de sueur en prime… » dit-il content de pouvoir épingler Marco sans se faire remonter les bretelles.

Il avait vite compris que s’il voulait conserver son amitié avec Gabriella intacte il pouvait critiquer l’italien mais il devait éviter de trop le charger de peur qu’elle ne se mette à prendre sa défense et qu’ils se disputent. La laisser subir les crasses et les infidélités de cet abruti avait été une des choses les plus dures qui lui avait été donné de faire. Il préférait milles fois avoir à changer les couches de Matteo que de devoir supporter la vision de son amie malheureuse. Pendant qu’ils riaient il était ravi de voir qu’elle arrivait à faire abstraction de son chagrin le temps de quelques secondes ce pendant il n’était pas dupe, il savait qu’il se passerait un sacré bout de temps avant qu’elle ne soit remise de cette mauvaise expérience.

Mais il avait beau être conscient de toutes ces choses il ne pouvait pas s’empêcher de faire le pitre en espérant qu’à force de rire il ne lui resterait rien de son histoire avec le chimpanzé et qu’elle ne garderait aucune trace de tout ça. Gabriella était une personne qui paraissait forte. En règle générale elle ne se laissait dicter sa conduite par personne et elle savait très bien rebondir après une mauvaise passe. Mais l’accumulation de mauvaises expériences, ajoutée au peu de sensibilité dont sa famille faisait preuve à son égard l’avait peu à peu fragilisée et elle n’était plus protégée que par une coquille de nacre, capable de s’effriter au moindre choc trop violent. Raison pour laquelle Aidan préférait encore gérer les difficultés que sa présence sur place engendrerait plutôt que de la voir habiter chez ses parents.

Il choisit donc de ne pas l’épargner dans la bataille avec le beurre de cacahouètes – entre eux de toute façon tous les coups étaient permis – mais il ne s’attendait pas à autant de répondant et il atterrit sur le sol le souffle coupé. Il souffla quand elle ajouta son poids sur son dos et se tortilla comme une vers lorsqu’elle le pinça de partout espérant qu’elle finirait par avoir assez pitié de lui pour le lâcher. Après maints tortillements il se rendit compte que le meilleur moyen de s’en sortir était de lui faire payer un châtiment encore pire et il s’arrangea pour reprendre le dessus sans lui faire mal. Il riait au moins autant qu’elle à la voir supplier et se tordre dans tous les sens.

« Supplie moi allez… »

Il attendit qu’elle soit au bord de l’étouffement pour la libérer et alors qu’elle essayait de reprendre un minimum de contenance il riait toujours comme un crétin. Il la remit sur ses pieds et l’aida à épousseter ses vêtements mais s’il avait pu prédire qu’elle relancerait leur discussion sur le sujet « petite amie » il l’aurait certainement laissée agoniser au sol.

« Euh ouais… attends je vais juste chercher… » Il pointa du doigt la porte du salon et disparut en moins de deux secondes pour récupérer un rouleau d’essuie-tout dans la cuisine.

Il aurait pu trouver un moment pour lui dire, prendre comme excuse son emploi du temps chargé était un brin stupide et exagéré et il le savait. Mais il n’arrivait pas à s’expliquer cette gêne qu’il ressentait alors que Nolan n’était pas la première pour laquelle il avait le béguin. Etait-ce parce que tout était différent aujourd’hui ? Parce qu’il devait se comporter en adulte ? Cesser de jouer ?


« Tiens… Tu es…couverte de beurre… » fit-il en lui tendant de quoi s’essuyer une fois revenu.

« D’accord… en fait je sais pas trop comment c’est arrivé… enfin si mais… c’est bizarre. Pas bizarre bizarre mais quand même… un peu bizarre… »

Il expira un grand coup avant de reprendre. « Enfin bref ça fait quelques semaines qu’on se voit. Trois en fait. Mais on se connaissait avant alors plus peut-être… Et puis c’est cool… sympa… pas trop bizarre en fait. »

« Tu sais c’est Nolan la nounou canon… »
fit-il en levant ses mains devant son buste pour mimer une grosse poitrine, avec un large sourire.

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MessageSujet: Re: It's a mad mad world [Aidan]   Mer 13 Aoû - 0:19

Aidan adorait abuser de sa force et ça ne datait pas d’hier. Déjà enfant, il aimait l’utiliser contre elle bien qu’elle avait une bonne tête de plus que lui, la seule fois de leur vie où elle avait été plus grande que lui. Et ça ne s’était pas arrangé avec le temps, principalement quand il avait commencé à pousser comme un champignon tandis que la blondinette semblait stagner à la taille des nains de jardin. Ce qui ne l’empêchait pas de le provoquer et quand elle était sur le point d’avoir le dessus, il finissait toujours par trouver une manière de gagner. Mauvaise joueuse comme elle était, elle boudait ensuite pendant des heures, refusant de le voir ou d’entendre ses excuses, quand elle ne le disait pas à son frère qui faisait un sermon interminable sur le fait qu’on ne doit pas taper les filles.

Un autre de leurs jeux favoris consistait à se lancer des défis débiles. Le jeune Tomasi, connaissant le caractère intrépide et le besoin constant d’être la meilleure de Gaby, n’hésitait jamais à mettre le paquet, oubliant qu’elle n’avait pas la force d’un garçon même si elle l’avait déjà assommé en lui envoyant un sacré crochet du droit que son frère lui avait appris. Le problème c’est que ça se terminait toujours mal, l’un ou l’autre se blessait ou bien les parents de la jeune femme finissaient par les surprendre et elle avait le droit à une sacrée correction accompagnée d’une punition, plus de sorties même si Aidan gardait son droit de visite, surtout parce que Mme Manzoni était folle de ce « petit chenapan » comme elle l’appelait. Gabriella ne se souvenait pas avoir jamais eut un surnom par sa mère.

Cet après midi là, le soleil brillait et une chaleur étouffante poussait les gens à rester enfermés près de leur ventilateur pour une bonne sieste. Tous sauf deux gosses de 12 ans, une jolie blondinette avec une casquette d’une équipe de foot visée sur la tête et un gamin avec exactement le même couvre chef. Ils se tenaient devant un arbre et le regardait presque avec admiration. Le vieux chêne était centenaire et aussi grand qu’un immeuble, du moins pour leurs yeux d’enfants.


« Je te parie que tu grimpes pas tout en haut ! »
« T’as qu’à le faire toi ! » répliqua la petite fille
« Non toi d’abord, on dit toujours les dames d’abord ! » répondit-il avec un petit sourire amusé
« Parfait ! Je vais te montrer que les filles sont les meilleures ! »

Elle revissa sa casquette sur sa tête et grimpa à l’arbre, si les premiers mètres furent simples, tout devint plus compliqué quand elle jeta un œil vers le bas et que le vide l’appela. Les yeux fermés, elle s’accrocha de toutes ses forces à la branche, se demandant pourquoi une fois encore elle avait décidé d’accepter ce défi débile.

« Dinou viens m’aider, j’ai peur ! »

Un craquement se fit entendre avant qu’elle ne se retrouve au sol et qu’une douleur atroce lui vrille le bras. La branche venait de céder sous son poids et en tombant elle s’était brisé le poignet. Elle se mit à pleurer et ameuté par le bruit, Damiano sortit de nulle part, en voyant sa sœur en larmes, il attrapa le petit garçon par le col et le souleva de terre pour l’amener à hauteur de ses yeux.

« Toi !! La prochaine fois que ma sœur se blesse à cause de toi, je ferais en sorte que tu ne puisses plus jamais manger autre chose que de la purée ! »

Un beau plâtre plus tard, elle se retrouvait dans sa chambre, coloriant de sa main intacte quand on frappa à la porte. Aidan, tout penaud, fit son entrée.

« Bah qu’est-ce qu’il y a ? » s’enquit-elle
« Je suis désolé Gaby, j’ai cru que t’allais mourir tu sais ! »

La blondinette éclata de rire et se leva pour lui faire un bisou sur la joue afin de le rassurer et lui proposer de décorer son plâtre tout blanc.

***


« Merci ! » fit-elle en se saisissant de la feuille d’essuie tout et en essayant de retirer la matière visqueuse de sa peau

Elle détestait cette manière qu’il avait de tourner autour du pot, comme si la nouvelle qu’il allait lui annoncer était grave et elle le connaissait assez pour savoir qu’elle serait certainement contrariée en apprenant de qui il s’agissait mais elle se contenta de patienter jusqu’à ce qu’il lâche le morceau. Sa meilleure amie le fixa stupéfaite sans savoir comment réagir à la nouvelle, tout ce dont elle avait confiance pour le moment, c’est qu’il voyait cette fille tous les jours à cause de Matteo et qu’elle finirait par ne plus avoir sa place dans sa vie et ça, elle ne le supporterait pas.


« Je vois parfaitement qui c’est ! » lâcha-t-elle un peu plus sèchement qu’elle l’aurait voulu

« C’est… bien. »

Pour le moment ,il ne valait mieux pas trop lui en demander, déjà qu’elle visualisait des scénarii plus qu’improbables mais qui lui paraissaient tout à fait plausible, comme celui où cette pétasse s’appropriait le petit alors qu’elle n’était que de passage, ou peut-être pas. Et si pour une fois il s’agissait de quelque chose de sérieux ? Elle n’avait pas su gérer leur amitié et sa relation avec Marco, qu’en serait-il de lui sachant que la plupart de ses petites amies n’avaient jamais supporté l’alchimie qui pouvait exister entre eux. Mais était-ce vraiment ça qui lui posait un problème ?

« On devrait mettre un autre film parce que massacre à la tronçonneuse à un effet bizarre sur moi ! Je propose Troy, je l’ai regardé que 10 fois cette semaine ! »
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