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 And I Know What You Really Need [R.]

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Samuel Fischer
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MessageSujet: And I Know What You Really Need [R.]   Mer 16 Juil - 19:42

Il y avait des jours, comme ça, où on aurait préféré que le réveil ne sonne pas le matin venu, qu’une tornade tropicale bloque routes et accès, obligeant tous les habitants à rester cloitrés chez eux ou encore qu’un étrange mal-être populaire connu sous le nom de « flemmingite aigue » se transforme en mensonge destiné au patron. Un jour comme ça, Samuel Fischer était en plein dedans. Il y avait eu cette vieille dame sans assurance ni permis qui était venu faire réparer un vieux tacot qui devait avoir connu la Première Guerre Mondiale – comment expliquer, alors, qu’il est impossible de s’en occuper car les frais seraient trop importants ? Il avait dû se serrer lui-même la ceinture et offrir la main d’œuvre sous peine de voir cette pauvre âme fondre en larme sous ses yeux –, puis un jeune collégien boutonneux avait souhaité un entretien pour un stage dans son établissement sous prétexte « qu’un garagiste n’a rien à foutre de ses journées autre que faire semblant de triturer à des moteurs de gens honnêtes » - il avait été contraint de faire un sacré effort de self-control pour ne pas lui faire bouffer son agenda électronique – et maintenant, voilà qu’il se trouvait face à un soi-disant homme d’affaires extrêmement pressé qui avait besoin de son cabriolet dans l’heure alors que le dessous de sa voiture était un désastre pas croyable – prendre les dos d’âne en cinquième n’était franchement pas un bon plan – et, non content d’être un prétentieux fini, il exhortait le pauvre garagiste d’appeler son patron. Sam soutint son regard de petit abruti en lui répétant pour la énième fois qu’il était le propriétaire des lieux, que donc, fatalement, il lui était impossible d’appeler son supérieur hiérarchique.

« Bien ! » finit-il par exploser, je vais aller chercher quelqu’un qui vous dira que votre véhicule ne sera pas réparable d’ici une heure, quelqu’un que vous croirait parce qu’il a plus de poils au torse que moi. » Son ton était tout sauf professionnel, mais il s’en fichait pas mal. D’accord, l’argent que ce pète-sec lui ramènerait était une providence bienvenue, toutefois il tenait à garder une clientèle sympathique et ce gaillard là n’avait pas sa place ici. Il tourna les talons tel un buffle en furie et partit s’enfermer dans l’arrière-salle qui lui servait de bureau. Il pianota le numéro de son unique employé qui, peu pressé, répondit au bout de la quatrième sonnerie. Avec toute la courtoisie dont il était actuellement capable, Sam lui ordonna d’arriver cinq minutes à l’avance et, face à la réticence du gros Manuelo, lui rapporta le nombre de fermetures qu’il avait faites plus tôt que prévu. Moins de deux minutes quarante cinq plus tard, le garagiste quarantenaire faisait son apparition dans le garage et s’occupait du chieur de service qui avait trouvé un nouveau souffre-douleur sur qui hurler à plein poumons en la personne de son téléphone portable. Samuel s’assura que la relève se passait bien – ou au moins pas trop mal – avant de faire dériver son regard sur le listing qui s’affichait sur son écran d’ordinateur. Trop de taxes à payer, trop peu de factures à encaisser. Avoir sa propre entreprise craignait décidément de trop. Surtout quand on n’avait que vingt-deux ans à peine.

Les minutes s’écoulèrent alors qu’il tapotait nerveusement ses doigts sur une pile de paperasse qu’il devrait bientôt rentrer dans son ordinateur, ses gestes étaient tellement saccadés qu’il ne se rendit pas compte que le paquet oscillait dangereusement vers le bord du bureau, prêt à s’éparpiller sur le sol irrégulier. Il s’interrompit juste avant que le drame n’éclate, son regard captivé par une feuille en particulier sur lequel s’étalait en lettres noires un nom : Tomasi. Doté d’une mémoire plutôt bonne, Sam n’avait aucune difficulté à mettre un nom sur un visage, pourtant avec celui-ci, c’était différent. Un sourire niais s’étala sur son visage alors qu’il repensait à l’entrevue – trop – rapide qu’il avait eue avec la jeune femme qui portait ce nom de famille. Il revoyait encore sa longue chevelure ébène, ses yeux rieurs ainsi que ses courbes tout simplement parfaites – pour un point de vue masculin –, elle avait laissé une empreinte indélébile dans son esprit. A l’évidence, tout représentant de la gente masculine aurait pensé la même chose en la voyant – il eut fallu être aveugle ou gay comme un phoque pour rester insensible à un tel charme – mais Samuel ne pouvait refreiner ce sentiment étrange qu’un courant était passé entre eux deux. Ou bien se faisait-il des films à cause de son trop long célibat ? Quoiqu’il en soit, il ne pouvait nier qu’elle était, pour l’instant, sa cliente préférée.

Et comme si le destin avait décidé que sa journée avait déjà été suffisamment pourrie, qu’il était impossible pour un être humain d’enchaîner les hasards malencontreux, une silhouette se dessina à l’entrée du garage ; il s’agissait indéniablement d’une jeune femme – plutôt jolie à ce qu’il discernait dans le contre-jour – c'est pourquoi il s’extirpa de l’arrière-salle pour aller l’accueillir. Le veau élevé aux hormones qui lui servait d’employé se dirigeait déjà vers elle d’une démarche patibulaire mais Sam, dans un petit bond digne de Gene Kelly dans Chantons sous la Pluie, arriva le premier. Il lança à Manuelo un regard qui signifiait clairement qu’il pouvait retourner au boulot, qu’il s’occuperait lui-même de ce nouveau cas. Il se retourna tout sourire vers la cliente et lorsque son regard passa sur le visage de cette dernière, il se crispa sous la surprise.
« Hey ! Je veux dire… Bonjour, » balbutia-t-il en enfonçant ses mains dans les poches de sa combinaison. Le jeune garagiste fronça les sourcils et pinça les lèvres en une mimique empreinte de réflexion. « Tomasi, c’est ça ? » Etant à quatre-vingt dix-neuf pourcents sûr de ce qu’il avancé, il poursuivit : « Qu’est-ce que je peux faire pour vous satisfaire ? »
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MessageSujet: Re: And I Know What You Really Need [R.]   Mer 16 Juil - 23:06

« Comment tu as pu faire ça ? »avait grondé Fabrizio Tomasi, utilisant sa grosse voix dure qui n’annonçait rien de bon…

« J’ai pas vraiment le gabarit de la voiture en tête j’imagine » répondit timidement Lorenza en fixant ses pieds. « Je suis vraiment désolée ! » s’exclama t’elle en levant des yeux larmoyants vers son père.

« Tu n’es pas possible je t’ai déjà dit de ne pas aller te faufiler dans les petites rues de Naples, que ça soit pour une glace ou n’importe quoi d’autre ! Tu te rends compte ce que ta glace va nous coûter ? » Le père de la jeune fille se passa la main sur sa barbe.

Lorenza rebaissa sa tête, elle devait jouer tactique et stratégie sur ce coup là. Envoyer son père sur une mauvaise piste était très facile, la jeune femme était devenue une experte pour les plans foireux même si dans sa tête ils étaient lumineux.


« Ça coûtera si cher que ça tu crois, tu vas devoir ramener la voiture chez le garagiste ? Heureusement qu’ils sont gentils ! »lança Lorenza avec un grand sourire.

« Comment ça JE vais ramener la voiture, c’est toi qui t’y colle ma fille, j’ai un travail moi ! »

« Quoi ? Oh non je veux pas y aller le garagiste est un gros pervers qui n’a pas arrêter de loucher sur mes seins ! » répliqua Lorenza avec fougue. Elle ne mentait pas réellement. L’un des deux garagistes était bel et bien un pervers de première.

« Tu n’as qu’à t’habiller plus décemment aussi ! Fin de la discussion, je veux une voiture nickel ce soir ! »

Fabrizio quitta la cuisine, laissant sa fille en plan. Lorenza affichait un air outré par les paroles de son père. Pourquoi tout le monde s’acharnait à lui reprocher son décolleté, short ou jupes courtes ? L’été était terriblement chaud à Naples et de plus, Lorenza n’était pas du genre frileuse. Après tout, ce n’était pas sa faute si Dieu l’avait gâté, elle était très fière de ses attributs féminins irréprochables qui lui avaient apporté de nombreux rancards… Cependant, peu de garçons avaient eut la présence d’esprit d’essayer de découvrir la personne cachée sous ses formes généreuses, la plupart ne voyait qu’une belle poitrine et des fesses bien rebondies, comme ce garagiste répugnant.
Dés que le père de Lorenza eut quitté la pièce, un grand sourire satisfait éclaira le visage rond de la demoiselle. L’air de rien, elle avait gagné son ticket gratuit jusqu’au garage du dit Fisher (le prénom restait une énigme encore insoluble). Lorenza entama une danse de la joie digne de Joey dans Friends en se dandinant dans la cuisine tout en émettant de petits couinements étouffés pour s’empêcher de crier de joie.

A peine 10 minutes plus tard elle grimpait dans la voiture qu’elle avait intentionnellement rayé afin de revoir ce charmant garagiste. Cette fois, elle avait fait plus d’effort que la dernière fois afin de se montrer plus présentable. Elle avait troqué sa chemise écossaise contre un petit haut noir d’un tissu relativement léger (évitant le décolleté trop plongeant ce coup-ci) et un bermuda style sportswear blanc qui (comme toujours) rendait honneur à ses formes. Ses cheveux bruns lui tombaient dans le dos et semblaient aussi lisses, brillants et doux que de la soie, elle avait opté pour une petite touche de maquillage discrète et avait filé en direction du garage, son cœur s’emballant de plus en plus au fur et à mesure qu’elle approchait de la Via del Cerretani. Elle se gara devant le fameux Dal Cammino Americano et serra le frein à main. Elle tordit le rétro et sourit à pleine dents, inspectant ses dents pour vérifier leur blancheur immaculée et sortit enfin. La première personne qu’elle remarqua fût à son grand désespoir l’horrible garagiste poilu, bedonnant, vicelard au pantalon lui tombant terriblement sur les hanches, ce qui, lorsqu’il se baissait offrait une vue imparable sur… Eum, vous voyez… Elle retint son souffle, se maudissant en réalisant que son idée de génie s’était transformée en plan foireux, pourquoi elle ? Encore elle. Pourquoi Lui là haut ne pouvait pas approuver ses idées pour une fois… Et enfin. Elle leva les yeux au ciel et pensa un « Merci » le plus fort qu’elle le pouvait.


« Bonjour… » répondit Lorenza avec un sourire béat et probablement ridicule. Elle l’imita en plongeant ses mains dans les poches de son bermuda, soudain terriblement gênée. Avait-il remarqué son petit manège ? Elle sursauta presque lorsqu’il prononça son nom, avait-il vraiment utilisé ce ton suave qu’elle avait crut entendre ? « Lorenza… Euh… Oui Tomasi. Lorenza Tomasi, c’est moi. » répliqua t’elle en se balançant sur ses talons. Elle se frappa mentalement aussitôt que ses paroles sortirent de sa bouche, avait-on fait plus risible ? Elle avait l’impression de ressemblait à ses petites adolescentes hystériques face au garçon les faisant craquer… A vrai dire elle n’en était pas loin à en croire les battements de son cœur et les pensées lubriques qui l’assaillirent quand le jeune Fisher réouvrit sa bouche si parfaite. « Euh, ce que vous voulez, enfin pour la voiture je veux dire… » dit Lorenza en rougissant, et montrant la voiture rayée d’un signe de tête. « J’ai eu un petit accroc… Et mon père est un peu obsédé par sa voiture donc euh…voilà »

Une nouvelle fois elle s’envoya des baffes psychologiques. Et laissa son regard se balader sur les locaux afin de cesser de rougir face au regard pénétrant du jeune homme. Elle regarda des anciennes voitures aux banquettes arrière minuscules, comment les gens faisaient ils au début du siècle ? Lorenza tenta une nouvelle fois de discipliner ses pensées en posant son regard sur autre chose qui ne l’assaillirait pas de fantasmes, le bureau surchargé du garagiste ne l’aida pas du tout…


« Euh… vous disiez ? »

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MessageSujet: Re: And I Know What You Really Need [R.]   Lun 21 Juil - 21:34

Il devait y avoir, allez, une chance sur un millier de voir débarquer une telle cliente dans un garage à la maigre réputation – bien qu’aucun des habitués ne se soit déjà plein du service et de la main-d’œuvre, il était très difficile de se faire une place face aux lourdes compagnies nationales – à laquelle venait s’ajouter une probabilité aussi infime que la taille d’une oreille d’une fourmi que la cliente en question soit justement celle à laquelle le propriétaire des lieux pensait une minute plus tôt. Finalement, la journée pourrie de Samuel venait de connaître un tout nouveau virage, beaucoup plus agréable. Lorsqu’elle le salua et, encore mieux, lui sourit, le jeune homme sentit ses jambes se métamorphoser en coton, il eut une expression figée, étrange, entre l’air béat et le visage fermé d’un homme d’affaires. Il se ressaisit en entendant le vrombissement d’un moteur juste derrière lui. Son crétin d’employé était encore occupé avec son crétin de client aux poches mieux remplies que le cerveau. Une envie soudaine et violente s’empara de lui, comme une nausée passagère après un verre de trop, il faillit se retourner sur les deux hommes et leur balancer un « alors les blaireaux, vous êtes dégoûtés car cette belle plante s’adresse à moi ! » accompagné d’un rire de dément mais s’abstint. Professionnel, il fallait rester professionnel avant tout. Une vision de rêve ne devait pas lui faire perdre son point de vue majeur qui se résumait à faire le meilleur chiffre possible à la fin de la journée. Pas facile. Dur même.

Lorenza. Sam se répéta mentalement ce prénom, un léger sourire pendu aux lèvres. Lorenza. Un prénom charmant pour une jeune femme dont le physique laissait présager bien plus. Il se gratifia d’une claque mentale pour éviter que son regard ne se dirige malgré lui – ou presque – vers le décolleté de la demoiselle. Il ne put que remarquer la sagesse de ce dernier en comparaison à la dernière visite de la jeune Tomasi. Quel dommage. Il se promit d’un jour virer ce balourd de Manuelo qui ne faisait que fuir les échancrures valorisantes à cause de ses manières rustres et perverses. Ne pouvait-il donc pas prendre exemple sur son patron et jouer tout en finesse ? Ce n’était pourtant pas bien compliqué de traiter une femme avec le respect qui lui incombait tout en sachant profiter pleinement de ce qu’elle était prête à offrir, tout n’était qu’une question de tact et de savoir-faire. Et, justement, Samuel savait faire. Du moins, il le croyait. Sauf que la salopette bleue et les mains noircies de goudron n’avaient jamais fait leurs preuves jusqu’à présent. Dommage que personne n’ait pris la peine de lui en faire la remarque.


« Les pères…, » reprit-il sur un ton plaisantin comme s’il comprenait alors qu’au fond, il n’avait aucune idée du rapport existant entre un homme d’âge mûr et sa voiture puisque son propre paternel n’avait jamais discuté de rien avec lui. Pour tout dire, il lui semblait parfois ne jamais avoir eu de parents avant ses seize ans, année durant laquelle il était entré dans la vie des Galleani et dont il avait rejoint le foyer ; depuis, il considérait Luca, Raffaelo et leurs parents comme sa véritable famille, les deux pâles souvenirs Fischer avaient, quant à eux, bien vite disparu. Quelle personne censée aurait voulu se remémorer des échanges houleux et rabaissant ? Le garagiste hocha la tête d’un air entendu en se rapprochant du véhicule garé juste à l’entrée. « Un accrochage, hein… » Il plaça son menton dans le creux de son poing dans une attitude qui se voulait extrêmement pro, le genre de position que prenaient, dans le merveilleux monde imaginaire de Samuel Fischer, tous les super techniciens en pleine réflexion. « C’est pas grand-chose, » murmura-t-il en se penchant pour tenter d’identifier l’origine des griffes ; s’il s’était agi d’un mur, ce dernier ne devait pas être très épais. Il laissa son index traîner sur la carrosserie pour juger de la profondeur des traces avant de se redresser dans un discret bruit de craquement d’os – satanée colonne vertébrale, va – et de se retourner vers la jeune femme qui semblait ailleurs.

« Je disais que ce n’est pas très sérieux, » reprit-il avec une moue grave. Il passa son regard de la voiture à la brunette avec un froncement de sourcils. « Elle devrait survivre, votre père ne devrait pas vous priver d’argent de poche pendant plus de deux mois. » Il ponctua sa phrase qui se devait ultra drôle par un sourire peu convaincu. Rester dans le professionnalisme, rester dans le professionnalisme. Une deuxième gifle psychique plus tard, il revenait près de la voiture sur laquelle il passa une nouvelle fois sa main experte, caressant la carrosserie pour en déceler la moindre courbe, la plus petite imperfection. « Un petit coup de polissage et on n’y verra plus que du feu. » Sam se racla la gorge en se retournant sur la jeune femme, les mains dans les poches et un sourire sûr de lui aux lèvres. « Vous avez de la chance en plus, je suis très fort en polissage. » Tout en énonçant ce fait pas si véridique que cela – il était aussi bon pour polir que vidanger ou toute autre activité en rapport avec l’automobile, ce qui était parfaitement normal – il remonta son bras sur le toit de la berline pour s’y tenir dans une attitude du garagiste confiant et expérimenté. Il s’écrivit néanmoins un memo mental : « passer un coup de reluisant sur la carrosserie pour enlever toutes les traces de doigts » tout en imaginant secrètement une farandole d’autres traces qu’il aurait aimé faire avec la charmante demoiselle qui lui tenait actuellement compagnie. Si ça n’était pas de l’implication, ça…
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Lorenza Tomasi
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MessageSujet: Re: And I Know What You Really Need [R.]   Mer 23 Juil - 17:57

Ceux qui disent que le coup de foudre n’existe pas ont définitivement tord. Lorenza pouvait à présent en être certaine. Le jeune homme face à elle lui avait donné des papillons dans le ventre dés leur premier regard échangé, elle avait ressenti ce vide immense et cette déception amère quand elle ne l’avait pas retrouvé une heure plus tard. Elle avait elle-même rayé le petit bijou de son père avec une pierre et avait joué la fille pleine de mauvaise volonté pour justement se faire envoyer de force au garage. Son père avait sans doute crut qu’il s’agissait alors d’une sorte de punition pour sa fille, eh bien elle devait être légèrement sado maso vu le plaisir qu’elle prenait à exécuter la dite punition. Et à présent face à cette deuxième rencontre, Lorenza sentait les papillons qui s’affolaient dans son ventre, ses mains semblaient moites et elle était en train de se les tordre dans tous les sens. Qui aurait pu croire que la jeune Lorenza se prendrait soudain d’in si grand intérêt pour les voitures, les garages et surtout les garagistes ? Biensûr elle a toujours adoré l’odeur de l’essence, mais cela ne suffit pas, et biensûr Lorenza est connue pour s’intéresser subitement à tout et n’importe quoi comme décider de prendre des cours de cuisine pour se lancer dans une carrière de chef cuistot pour ensuite laisser tomber et se dire qu’elle est née pour être fleuriste. Cependant cette fois n’était pas comme les autres, il y avait un élément non négligeable qui l’empêcherait à coup sûr de changer d’idée dans les semaines à venir, ce Mr Fisher (dont le prénom était toujours inconnu…). Au fond d’elle, Lorenza remerciait Dieu et aussi son père de l’avoir envoyé ici la première fois, et aussi la seconde !

« Je peux remercier le mien ! » lança t’elle sans réfléchir, laissant sa pensée se transformer en paroles alors que quelques secondes plutôt elle n’était pas toute gentille avec ce pauvre papa tomate. « Euuh je veux dire pas pour ça, vu qu’il m’a fâché et renvoyé ici… Enfin pas que ça me coûte vraiment, j’avais rien d’autre à faire… mais il me force à payer les réparations et euh, enfin ça vous fait gagner votre vie donc c’est bien… Mais en fait il a toujours fait beaucoup pour moi donc c’est pour ça que je le remercie, et euh… désolée je m’égare… » Le rouge monta aux joues de Lorenza et elle retira instantanément ses cheveux de derrière ses oreilles afin de cacher ses rougeurs qui étaient visibles malgré son teint mat.

La première boulette de la journée venait d’être comptabilisée. Lorenza était toujours si peu attentive et concentrée qu’elle sortait toujours des choses n’ayant soit aucuns rapports avec la conversation ou étant soit le genre de chose qu’on pense et qu’on ne dit pas. Etant impulsive, Lorenza faisait souvent des gaffes verbales, parlant sans tourner sa langue sept fois dans sa bouche comme le dit si bien l’expression qu’elle n’a jamais su suivre. Le jeune garagiste s’approcha de la voiture afin d’évaluer l’ampleur des dégâts et se mit à passer sa main sur la rayure. Lorenza fixa les gestes du jeune homme et se rendit compte de la perfection de ses mains, elles paraissaient si douces, et malgré le fait qu’elles passent leur journée dans le cambouis elles étaient d’une propreté inconcevable. L’esprit de Lorenza repartit dans les pénombres de la fantaisie alors qu’elle s’imaginait ses mains si parfaites sur elle, elle revint à elle quand il parla de son père. A croire que l’autorité paternelle même absente avait toujours cet effet disciplinant sur elle.


« Ah génial… » répondit elle en s’avançant vers la voiture alors que le garagiste repassait une nouvelle fois sa main sur la carrosserie de la berline. Si c’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour la rendre folle, elle pensait sérieusement à le lui dire avant de lui sauter littéralement dessus. Il lui annonça alors qu’un petit coup de polissage rendrait un coup de neuf à cette voiture, mais Lorenza imagina encore une fois tout autre chose, se voyant déjà en plein ébats avec le jeune homme qu’elle semblait ne pas laisser indifférent. Ou alors était-ce quelque chose qu’elle avait juste envie de croire ? Bon en polissage… Elle était persuadée qu’il excellait dans tout un tas d’autre chose… Complètement obnubilée par le jeune homme et les derniers mots qu’il venait de prononcer, Lorenza n’avait pas regardé où elle marchait et sa tong glissa sur un écrou tombé sur le sol. Boulette numéro deux, maladresse irrémédiable. Lorenza s’écroula dans les bras du garagiste qui la rattrapa comme Superman le faisait si bien avec Lois dans le temps où elle était la super Teri Hatcher qui empilait les accidents aussi bien que Lorenza. Elle leva des yeux timides vers le garagiste, il n’y avait pas de doutes, il savait prendre soin de ses clients…

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MessageSujet: Re: And I Know What You Really Need [R.]   Dim 27 Juil - 20:31

Un fin sourire étira les lèvres du garagiste alors que son regard ne cessait de contempler – en toute discrétion, bien évidemment – la jeune et jolie cliente alors que celle-ci était en train de s’embourber dans des explications boiteuses dont il avait bien vite perdu le fil. « Je peux également remercier votre père alors, » répondit-il finalement lorsqu’elle se décidait enfin fermer sa si délicate bouche. « De contribuer à me faire gagner ma vie… » …et vous avoir ramenée à moi une seconde fois, poursuivit-il silencieusement, le rouge lui montant soudain aux joues. Il était temps de reprendre le dessus, il ne devait en aucun cas apparaître comme le gentil boulet timide et maladroit. Il n’était plus ce genre de séducteur de bas étages depuis plusieurs années, ça n’était pas le moment de replonger. Et puis, il fallait voir les choses en face, avec un corps comme celui qu’il s’était forgé depuis, il ne serait plus du tout crédible dans ce rôle. Forçant un sourire bien plus charmeur, il ponctua sa minuscule réplique par un clin d’œil qui se voulait complice et sûr de lui, toutefois il lui fit difficile de dire si cette mimique avait atteint son but puisque la demoiselle semblait vouloir disparaître derrière ses mains. Quel dommage de dissimuler un si agréable visage à la vue de tous. Être propriétaire d’un garage n’était pas franchement le meilleur plan pour les rencontres ; hormis les petites filles accompagnant leurs parents par manque de baby-sitter ou encore les vieilles veuves incapables de s’occuper seules de leurs automobiles quasi centenaires, la population féminine n’était pas très bien représentée. Surtout dans un garage aussi petit et peu reconnu que le « Dal Cammino Americano », Manuelo n’aidant pas à la tâche puisque les repoussant plus que les attirant. Samuel n’avait pas ouvert son affaire pour faire des rencontres – les bars et boîtes de nuit étant déjà suffisants – toutefois, à force de croiser les mêmes têtes rustres aux pommes d’Adam imposantes, une certaine routine peu agréable s’était installée, amenant avec elle la terrible constatation qu’il ne s’amusait plus autant qu’à ses débuts. Il voulait retrouver ce souffle passionné qui l’avait accompagné dès l’ouverture du garage. Il voulait avoir plus de clientèle aux courbes alléchantes. Il se serait même contenté de poitrines plates.

Son petit examen d’expert terminé, il ne put que réprimer un soupir de lassitude. Il venait, en un clin d’œil, de détailler les matériaux, le coût mais surtout le temps nécessaires pour les réparations. Autant dire que cela le déprimait un tantinet puisque synonyme de « je vais m’occuper de votre voiture, vous pouvez repasser en début de soirée, elle sera prête et comme neuve » et par conséquent d’un au revoir qu’il ne souhaitait pas. Car entre un entretien avec une gente damoiselle comme Lorenza et un tête-à-tête avec Manuelo le poilu, il n’y avait pas photo. Encore une fois, le vent sembla tourner à sa faveur, peut-être trop. En effet, dérapant à cause d’il ne savait quoi, la jeune Tomasi trébucha en avant. La chute aurait pu se montrer extrêmement douloureuse sans compte sur la rapidité d’exécution et les bras de Fischer qui vinrent intercepter la cliente juste avant le choc fatal – dans sa tête, il préférait s’imaginer qu’elle aurait eu très mal, le cas échéant, ce qui faisait de lui un héros amateur -. Peu préparé à un contact aussi rapproché, Samuel ne put prévenir le rouge qui lui monta aux joues aussi rapidement que l’accélération des battements de son cœur. Ses mains toujours fermement accrochées aux bras de Lorenza, il baissa la tête au moment pile où elle relevait la sienne. Leurs deux visages n’étaient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre et cette promiscuité inattendue provoqua d’étranges fourmillements dans son ventre.
« Ca va ? » demanda-t-il dans un souffle, n’osant toujours pas la lâcher de peur que son équilibre soit toujours précaire – ou pour toute autre raison moins avouable -. Durant un instant, le temps se figea autour du duo improbable. Ce fut un coup de klaxon au lointain qui ramena Samuel dans la brusque réalité. Il se redressa, forçant par la même occasion la jeune femme à l’imiter pour retrouver sa stabilité.

Un sourire figé se dessina sur le visage du garagiste qui, une main toujours posé sur l’avant-bras de la jeune femme et l’autre ramené contre lui, secoua lentement la tête de gauche à droite.
« Ne portez pas plainte, s’il vous plaît, je sais que cet écrou n’a rien à faire par terre… » Appuyant ces dires, il se baissa pour ramasser l’objet du délit et le fourra dans la poche de sa combinaison dans une succession de gestes nerveux. Dans une grimace désolée, il se frotta la nuque, jetant par la même occasion un regard assassin en direction de son employé gras du bide certainement à l’origine de cet écrou échappé. « Si vous voulez, je vous fais la réparation gratuitement, en compensation… » Ne s’étant jamais retrouvé impliqué dans pareille situation, Sam ne savait pas comment réagir, ainsi il faisait ce qu’il savait faire le mieux : sortir tous les mots qui lui passaient par la tête à ce moment là. Ce fut ce trait de caractère qui causa un nouveau dérapage de sa part : « Ou alors je peux vous payer un café dès que j’ai terminé… » Deux cent sur quatre-vingt dix par cent soixante, c’était la dimension du trou qu’il voulut creuser pour s’y enterrer dès le dernier mot lâché. Quel patron se permettait d’inviter une cliente à boire un verre après seulement deux visites dans son établissement ? D’accord, ils devaient être bien plus nombreux qu’il ne le pensait. Mais pas lui, il n’était pas de cette trempe là. Professionnel, il était professionnel. Ou au moins, il essayait.

« Désolé, je ne sais pas pourquoi j’ai… » Il ne termine pas sa phrase, préférant fermer les yeux et tourner légèrement la tête, prêt à recevoir une gifle monumental de la part de la demoiselle qui ne voudrait très certainement plus le voir après un tel comportement. Oh et puis, ça n’était pas comme si il avait profité de sa mauvaise chute pour la peloter… Il était encore dans les limites de la raison. Une raison typique de Samuel Fischer.
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Lorenza Tomasi
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MessageSujet: Re: And I Know What You Really Need [R.]   Ven 1 Aoû - 21:00

« Je suis ravie de vous faire gagner votre vie ! Même si pour cela je dois rayer la voiture de mon père. Enfin je veux dire, même si le fait que j’ai des accidents vous fait gagner votre vie. Au moins c’est pas des trucs graves… Un peu de polissage, c’est ça ? Ça à l’air simple ! » Lorenza avait un don pour trop parler. Elle s’élançait toujours dans d’interminables discussions qui souvent perdaient les gens ou ne les intéressaient tout simplement pas, dans ce cas elle parlait encore et encore à Matteo, le jeune bébé n’avait pas encore l’âge de l’envoyer paître ni de la faire taire, Donatello, la tortue de son frère était une bonne oreille également, mais Lorenza passait pour une folle à lier lorsqu’elle allait discuter avec la tortue. Cette demoiselle avait de l’énergie à revendre et était encore plus bavarde qu’une pie, elle avait sans cesse la bouche en action, chantant, platussant ou s’amusant à répéter tout ce que son frère racontait tel un perroquet. Et bien entendu, elle ne réfléchissait le plus souvent pas à ce qu’elle disait, à ce moment là elle venait d’en donner la preuve au jeune garagiste. Etait-elle vraiment si tête en l’air ou était-ce le charmant garagiste qui lui faisait complètement perdre la tête… et l’équilibre.

Lorenza était d’une maladresse maladive, sans doute parce qu’elle était toujours perchée sur son petit nuage, ne faisant jamais attention à l’endroit où elle mettait ses pieds, encore plus lorsqu’elle se trouvait face à ce jeune garagiste qui ne la laissait absolument pas indifférente. A présent, retenue par les bras fermes de l’homme elle commençait à se sentir fiévreuse. Le visage du jeune homme était si proche du sien que l’espace d’un instant elle s’imagina en train de l’embrasser. Il s’enquit de son état, ce qui la ramena à la réalité.


« Euh oui… » murmura t’elle, incapable de parer un peu plus fort. Ses yeux noisettes plongèrent dans ceux du jeune homme et une nouvelle fois elle s’éloigna de la réalité, une vague de chaleur l’enveloppait, mais un satané coup de klaxon ramena les deux individus à la réalité qui se redressèrent instantanément. Lorenza baissa la tête vers ses pieds, tachant de cacher le rouge qui lui montait aux joues. Elle passa une mèche de cheveu derrière ses oreilles alors que le jeune garagiste commençait à se répandre en excuses, lui demandant de ne pas porter plainte. Une idée ridicule quand on connaissait Lorenza, comme si elle allait porter plainte contre ce jeune homme qu’elle appréciait tant.

« Non non non ! » s’exclama t’elle en levant ses mains pour l’arrêter « C’est de ma faute, je suis une calamité ambulante ! Je ne porterai jamais plainte contre vous, c’est comme si je devais porter plainte contre mes parents pour avoir mis des murs dans la maison ! » continua t’elle en rigolant. Lorenza se cognait à longueur de temps contre les pans de murs de sa maison, comme toujours ne regardant pas où elle allait « Les portes ne sont jamais assez grandes pour moi… » Elle se passa une main dans les cheveux en souriant, c’était une des rares fois ou elle admettait sa maladresse, la plupart du temps c’était de la faute des murs qui se mettaient sur son passage.

« Ne dîtes pas de bêtises comment je vous fais gagner votre vie si vous réparer la voiture gratuitement ! Ça me fait plaisir de payer… » Elle s’interrompit en réalisant ce qu’elle venait d’énoncer. « Enfin je veux dire… » reprit t’elle pour s’arrêter une nouvelle fois sous le choc de ce que le jeune homme venait de lui proposait en même temps qu’elle tentait de s’expliquer. Avait-elle bien entendu ? Elle jurerait qu’il l’avait invité à boire un café, mais ayant parlé en même temps le doute planait malgré tout. Elle restait donc là, pratiquement bouche bée le regardant avec une stupéfaction évidente. Quand il se répandit en excuses elle sut qu’elle avait bien entendu et pour la deuxième fois elle leva ses mains pour l’arrêter. Son cœur était en train de bondir de joie dans sa poitrine et si elle avait pu elle se serait elle aussi mise à crier et sauter dans tous les sens, ou même si le gros vicieux n’était pas si prés elle aurait sauté au coup du jeune garagiste, (elle devait vraiment penser à lui demander son nom) ou du moins elle aurait voulu le faire.

« Non, non, j’en serais ravie… De boire un café avec vous… ravie » assura t’elle avec un sourire rayonnant. « Je peux peut être attendre ici…enfin si ça ne vous dérange pas… j’ai rien à faire, je peux peut être vous donner un coup de main, ça peut toujours être utile…le polissage. »


[dernière chose AIIIIIIIIE CARAMBAAAAAAAAAAAAAAA ah jme sens mieux]

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