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 Twenty years ago. [R]

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Fabrizio Tomasi

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MessageSujet: Twenty years ago. [R]   Mar 15 Juil - 18:12

-Comme tu voudras. On fait la course ? C’est dans cette optique de Fabrizio avait délaissé son VTT au premier tournant et l’avait troqué contre sa bonne vieille voiture. C’est avec peine qu’il avait réussit à caller le vélo sur les sièges arrière et après plusieurs contorsions étranges, le morceau de fer sur roues avait été attaché. Sur le chemin, il avait mis en marche son lecteur CD et avait fait tourner deux ou trois chansons de Springsteen. Deux ou trois car la route entre la maison et le Gardini di Bogoli n’était pas bien éloignés l’un de l’autre grâce aux voies routières. Garant sa voiture dans un coin, à l’abri du regard curieux de Megara, il attrapa son vélo et se posta à l’entrée du jardin, prenant une posture décontractée et assurée. Quelques fois, il se trouvait vraiment très intelligent d’user de ce genre de stratagème…

C’est une dizaine de minutes plus tard que Madame Tomasi fit son apparition au coin de la rue. Prenant un air énervé, il lui lança dés qu’elle fut à porter de voix.
« T’es lente ! J’ai bien crû que j’allai traverser la rue et demander un café à Gabriella si tu ne te décidais pas à apparaître ! » Lorsqu’elle fut à sa hauteur, Fabrizio envoya à sa femme un sourire charmeur afin de se faire pardonner de sa mauvaise humeur, feinte, mais mauvaise quand même. De la main droite, il attrapa son vélo et de l’autre, il dirigea celui de Megara vers l’intérieur du jardin. Cela faisait des années que Fabrizio n’était pas allé dans ce petit parc. Autrefois, il désobéissait souvent aux ordres de Megara et il emmenait Aidan et Lorenza lorsque ces derniers étaient punis. Il adorait les voir rire aux éclats lorsqu’ils enchaînaient toboggan et autres balançoires du parc. Il n’avait jamais eut l’occasion de visiter le parc de manière complète, les enfants ayant très vite découvert comment atteindre l’aire de jeux sans traverser la moitié Di Boglini.

La main que Fabrizio avait posée en bas du dos de Megara poussa cette dernière qui reprit de l’élan. Grimpant sur son propre vélo, manquant de foncer dans l’une des clôtures, Fabrizio rattrapa bien vite Megara qui avait ralentit afin de lui permettre de la rattraper et de profiter de l’endroit. Les oiseaux gazouillaient et Fab’ était envahi par une sérénité qu’il n’avait pas ressentit depuis un bout de temps déjà. Le petit Matteo accaparait le peu de temps que Fabrizio pouvait s’accorder, entre la galerie de Meg, et les amis d’Aid’ et Lo’ qui n’interrompaient que rarement leurs visites. Et puis, son visage était illuminé par un radieux sourire : cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas retrouvé seul avec Megara afin de profiter de l’instant…


« Loin de la galerie, loin de l’infatigable vie de famille ! » Fabrizio se mit à rire en repensant que le matin même, il s’était rendu compte du silence qui régnait dans la maison. Pas de cris de bébé, pas de railleries de la part de sa fille ni une seule remarque de celle d’Aidan. « Qu’est-ce que tu dirais si j’avais dans l’idée d’interdire l’accès de la maison à toute forme de vie ayant moins de trente ans ?! » Il prit un instant pour réfléchir à sa propre proposition et il se dit que finalement c’était une mauvaise idée. Il s’ennuierait sans la présence de ses enfants et de son petit-fils à la maison…

Sur leur chemin passaient plusieurs familles avec des petits bambins. Ces derniers courraient partout et il ne serait pas étonné d’entendre sa femme soupirer à chaque nouveau passage d’une tête blonde. Ce qu’elle fit d’ailleurs au passage d’une poussette…
« Tu sais, tu devrais peut-être arrêter de t’extasier devant les landeaux... Imagine que l’un des petits ressemble à un singe ou qu’il soit… je ne sais pas… horriblement roux ! T’aurais fait quoi ? » Autrement dit, Fabrizio tentait une nouvelle fois de faire de l’humour. Cette fois, avec les couleurs de cheveux… Pas qu’il détestait spécialement Poil de Carotte, seulement, cette couleur n’était pas celle qu’il appréciait le plus… Fabrizio continuait à pédaler, doucement, aux côtés de Megara qui semblait heureuse de pouvoir être sur son vélo… Il adorait lorsqu’elle souriait ainsi, ce qui lui rappelait toujours pourquoi est-ce qu’il l’avait remarqué, ce jour-là, dans le cœur même de Naples, il y a un peu plus de vingt-cinq ans… La blague du bébé-singe étant nulle, il préféra mimer la fermeture de ses lèvres afin de ne pas attirer les foudres de Meg.

[C'est un peu pourri je me rattraperai au prochain silent ]


Dernière édition par Fabrizio Tomasi le Ven 18 Juil - 14:22, édité 2 fois
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Megara Tomasi

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MessageSujet: Re: Twenty years ago. [R]   Mer 16 Juil - 16:55

    Megara avait lancé un regard dès plus noir à son mari en le voyant se diriger vers sa voiture. Ils voulaient faire un tour au parc et lui ne pensait qu'à prendre son abominable voiture. Elle esquissa pourtant un sourire en voyant qu'il avait un peu de mal à le placer dans sa voiture. Megara en profita alors pour sauter sur son vélo et acquiesça d'un signe de tête lorsqu'il lui proposa de faire la course. Voilà que désormais il était joueur et qu'il voulait faire une course. La jeune femme ne roula pourtant pas à pleine vitesse mais plus que tranquillement, profitant du courant d'air sur son visage et de ce soleil qui brillait haut dans le ciel et qui lui donnait ce petit air halé. Mais lorsqu'elle arriva au coin de la rue, elle le vit avec son vélo à l'entrée du jardin. La jeune épouse ne put que se mettre à rire en le voyant dans cette position. Comme il pouvait être béta quand il voulait. Il devait certainement attendre depuis quelques temps et elle se plaisait à le savoir patient. Quand elle entendit sa seconde remarque à propos de sa lenteur. Megara fronça les sourcils et s'approcha alors de lui.

    – Lente ? J'aimerais revenir au temps où l'on se déplacait avec des chevaux et non avec cet engin motorisé qui n'est qu'un tremplin à l'excès de testosterone des hommes. C'est toi qui a été trop rapide voilà tout.

    Lui avait-elle répondu avec un petit sourire amusé au coin des lèvres car à vrai dire elle ne pouvait s'empêcher de craquer devant son sourire charmeur.

    Elle se souvenait encore de la première fois où elle vit ce sourire qui la fait encore aujourd'hui craquer. Son époux était tout simplement le plus bel homme de quarante ans à ses yeux et elle ne cessait de le dévorer des yeux depuis le jour où ils se sont vus. Ils se mirent en route l'un à côté de l'autre pour une fois, et elle leva ses yeux vers lui quand ils se mirent en route. Que c'était agréable de se promener ainsi. Les oiseaux. Le soleil. Les eclats de rire. Ce petit courant d'air. Son époux. Tout était absolument magnifique et propice à une après midi sereine en couple. Cela faisait bien longtemps qu'ils ne s'étaient pas accordés une petite après midi rien qu'à eux surement parcequ'il y avait toujours quelqu'un à la maison et que ce n'était pas toujours possible de s'eclipser quand Aidan et Lorenza les demandent sans cesse. A croire qu'ils sont vraiment indispensables. Elle sentit alors une main se poser dans le bas de son dos et elle prit alors un peu plus de vitesse en souriant légèrement. Voilà qui lui permettait de conserver un peu de son énergie car à vrai dire elle n'était plus très habituée à monter des pentes comme celle-ci. Megara ralentit la cadence en ne voyant pas son époux arriver. Elle se l'imaginait déjà sur le sol, le vélo complètement cassé .... non pas qu'il était maladroit mais il ressemblait un peu à Gaston Lagaffe quand il le voulait.

    Son mari se mit à lui parler de ce moment de calme, de repit qu'ils pouvaient s'accorder et peut-etre serait-ce mieux s'il y en avait plus. Megara tourna alors la tête vers lui avec une radieux sourire aux lèvres :
    « Ca fait du bien ce petit moment de calme mais qu'il y en ait peu nous permet d'en profiter un maximu »En effet, elle se demandait si elle apprecierait de la même facon ces instants calmes s'il n'y avait pas ces moments de crise, de pression dans leur maison. Mais en parlant de cris et d'enfants, Megara se trouvait face à des femmes qui poussaient des landeaux, à des marmots qui courraient partout en ne faisant pas vraiment attention à ce qu'il se passait devant eux. Elle fronca les sourcils et se mit à soupirer en se demandant si ses mères ne pouvaient pas faire quelque chose comme leur dire qu'il fallait regarder s'il n'y avait personne avant de traverser cette allée en courrant. C'est alors que son mari se mit à faire de l'humour comme s'il ne manquait plus que ça. Megara se contenta de lui adresser une jolie petite grimace avant de lever les yeux au ciel.

    – Je l'ecrase ... sans réfléchir bien entendu. Je rendrais un service à tout le monde au moins. Repliqua t-elle d'un ton amusé tout en sachant pertinnement que Megara n'était pas même capable d'ecraser une araignée, elle les prennait dans un mouchoir et les mettait dehors quand elle en voyait. Trop gentille oui peut-etre mais dans tous les cas, elle n'était pas capable de faire du mal à qui que ce soit. Ce n'était pas dans ses habitudes et elle ne comptait pas les changer. « Si on se demandait d'où venait l'humour vaseux d'Aidan, je crois avoir trouver la réponse ... » Poursuivit-elle en lui adressant un petit sourire taquin et en lui donnant un léger coup de coude avant de le dépasser en vélo.
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Fabrizio Tomasi

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MessageSujet: Re: Twenty years ago. [R]   Jeu 17 Juil - 0:58

-Oh! C'est tellement mignon! J'adore ce mot : testostérones... Ca me fait penser à aquarium... délirium... Tu sais, tous ces p'tits mots qui finissent par 'i' 'u' 'm'! » Fabrizio observa la courbe du dos de sa femme avant de l'imaginer vêtue de sa nuisette noire, celle dont il raffolait autrefois et qu'Aidan, après avoir eut une fascinante idée, avait détruite après avoir découpé des cœurs aux points stratégiques de l’habit. Ce p'tit, à six ans, savait déjà où se trouvait les points faibles des femmes et dés cet instant, l'épisode tétine prenait une toute autre vision dans l’esprit de Tomate père. « Mais tu sais, à défaut de voitures, les hommes organisaient des courses de chevaux... Hier ou aujourd'hui, je pense que c'est du pareil au même! »

Fabrizio avait eut raison de pousser Megara à la crise de nerfs ce matin-là. Il avait été tellement irritant qu'il se serait jeté lui-même d'une fenêtre avec barreaux. En acier, les barreaux. Mais le résultat était là : Aidan avait décidé de déposer Matteo chez l'un de ses amis du bac à sable, Lorenza avait sagement décidé d'aller en cours plutôt que d'essayer de lui extorquer de l'argent et Megara avait parcouru le chemin habituel en vélo pour rejoindre la galerie d'art et s'enfermer dans son bureau. C'est après avoir vérifié la météo -il avait beau faire un temps sublime à Naples, l'orage ne cessait pas de vous menacer pour autant- qu'il l'avait rejoint afin de lui proposer une ballade en amoureux. Lorsqu’il avait poussé la porte en verre de son bureau, il l’avait trouvé perdue dans sa paperasse. " Oui, calme... ce mot me parait tellement inconnu depuis ces cinq derniers mois... " En clair, depuis l'arrivée du petit Matteo dans la maison familiale... « Que dirais-tu d'aller manger une glace... après avoir bien sûr parcouru des kilomètres afin de te préparer à une éventuelle prise de poids! " S'empressa-t-il d'ajouter tout en donnant à sa course une impulsion afin d'échapper à une éventuelle tape de la part de sa femme. En riant, il se remit à son niveau afin d'hausser les épaules et de lui faire le coup du Fameux Regard pour se faire pardonner.

Fab' avait replacé son regard sur la route après avoir envoyé un baiser sonore à Megara. Il était vrai que ces derniers temps, Fabrizio avait un peu de mal à passer du temps avec Meg et il avait se donner l’excuse de l'omniprésence de tous les sans domiciles fixes qu'il nourrissait au moins une fois par semaine, il savait parfaitement que son seul problème concernant ce manque de volonté était son nouveau rôle : celui de gérant d'une galerie d'art. Fabrizio adulait le travail de sa femme, il la trouvait talentueuse et promise au succès. Promise au succès s’il faisait du bon boulot. Il devait appeler les éventuels acheteurs, promouvoir la galerie, le travail de Meg, faire en sorte que tout soit parfait à l'intérieur de la galerie mais aussi dans l'administration de cette dernière et que les comptes soient parfaits. Quelques fois, il se demandait même si la Cisterna n'avait pas été le paradis comparé à ce qu'il subissait avec la galerie...

La discussion qu'il avait engagée fit réagir d'une façon imprévue la matriarche des Tomasi. Il éclata de rire lorsque cette dernière déclara sans le moindre remord qu'elle rendrait service à la communauté en écrasant pas mégarde l'un des bambins qui échappait à l'autorité totale de ses parents. Des Fabrizio, pour résumer leur situation.
« Oh... Comme c'est triste! Maintenant, une devinette! Si ce gosse, momentanément écrasé, se révélait être un petit génie promit à la conception d'un médicament contre la grippe... comment te sentirais-tu? » Il posa sur sa femme un regard sérieux trahit par l'amusement peint dans les traits de son visage. Il posa son regard sur l'un des mioches qui venait de tomber à terre et faisait entendre à un rayon d'un kilomètre le timbre de sa jolie voix. « Je m’appelais Gemini Cricket, dans une autre vie ! »

Puis, après avoir imité le fameux criquet en grimaçant, il ajouta « Ou alors le morveux est un chanteur d'opérette... je crois que quelque fois, il vaut mieux prendre ce risque et l'écraser sans vergogne! C'est comme les pansements, plus tu les enlèves vite, moins ce sera douloureux! »

Megara émit une hypothèse grotesque sur un point tout aussi stupide. Son humour? Vaseux? Tout bonnement impossible. Il vira légèrement à gauche lorsque Meg lui assainit un coup de coude et il devint passablement frustré lorsqu'elle le dépassa. Il pédala plus vite pour arriver près d'elle, légèrement essoufflé, et il lui lança, ses paroles entrecoupées par la respiration saccadée. « Mon humour n'est pas vaseux! Celui d'Aidan est extravaguant, il n'a rien tiré de moi de ce côté-là! C'est toi qui ne comprends pas tout! »

« Oh... et puis... tu devrais rouler plus vite, qui sait? Je tomberai peut-être à terre, terrassé par une crise cardiaque ! » Ironisa-t-il, ne perdant cependant pas le rythme, refusant catégoriquement d'être mené par une femme, bien que celle-ci soit la femme de sa vie... Tomasi avait beau faire du footing quatre fois par semaine, beau user des pieds dans les petites rues de Naples -Dieu seul savait à quel point elles étaient cauchemardesques en montées et descentes interminables-, jamais il ne s'était fait au rythme du vélo et il se demandait seulement, à chaque fois qu'il posait ses fesses sur le châssis inconfortable, qui était le crétin qui avait eut l'idée de créer un tel engin...
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Megara Tomasi

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MessageSujet: Re: Twenty years ago. [R]   Jeu 17 Juil - 18:07

    « Je suis marriée avec un crétin. »Lança t-elle en entendant la remarque de son mari. Il était réellement fou parfois surtout quand elle entendait de telle sotises. Voilà qu'il se mettait à parler des conotations « mignones » qu'il donnait à ce mot terminant par ium. Megara s'empressa alors d'ajouter avec un petit sourire au coin des lèvres qu'elle ne parvint pas à cacher : « Comme Valium dont je vais devoir faire l'usage si tu continues à me sortir des trucs comme ça ... » On pouvait dire qu'elle entrait dans son jeu à pieds joints juste parce que tout de même, elle le trouvait drôle et qu'elle ne pouvait pas s'empêcher de rire en entendant ces anneries plus grosses que lui qu'il lançait à répétition. Elle roula des yeux après avoir entendu sa comparaison entre les courses de chevaux et les voitures. 1-0 pour lui et elle ne trouvait pas de solutions pour lui faire dire le contraire. Mauvaise foi de nature, elle ne voulait tout de même pas lui donner raison : cela lui ferait beaucoup trop plaisir. Megara tourna alors la tête vers son mari en évitant un gamin de dix ans qui venait de débouler devant elle. « Peut-être que ce n'est pas les voitures qu'il faut éliminer mais simplement les hommes alors. » Répliqua t-elle en haussant les épaules comme si elle ne trouvait pas d'autres solutions au problème qui se trouvait présent à elle.

    Le calme. Se souvient-elle encore de ces premières années de mariage où le calme regnait dans leur vie ? Oui elle s'en souvenait. Elle se souvient encore de ces soirées passées allongées dans le fauteuil à regarder la télévision, sa main posée sur son ventre déjà rond et son Fabrizio lui rapportant tout ce dont elle avait besoin ... mais elle se souvient également qu'il y avait toujours un fond musical dans leur maison et que bien souvent il y en avait l'un des deux qui se mettait à chanter et qui couvrait ainsi la voix du chanteur. Comme quoi les Tomasi n'ont pas forcement connus la vie au calme et cela ne leur manquait pas. Du moins, Megara ne changerait rien à sa vie qu'elle trouvait absolument parfaite. Ce bruit incessant dans sa maison la rassure et la réconforte, elle trouve que cela prouve qu'il y a de la vie dans sa maison. Même quand elle peint, elle aime bien avoir sa fille qui débarque pour lui demander où est rangé le poivre ou alors Aidan qui vient lui demander où elle a rangé ces affaires qui pourtant sont toujours à la même place. Sa famille elle l'aimait même si parfois elle avait l'impression d'être dans un asile de fous surtout quand Fabrizio, Lorenza et Aidan se mettent à parler à trois à la fois sans vraiment s'en rendre compte ... Megara quant à elle les regarde d'un air désapointé et se contente d'acquiescer d'un signe de tête.
    « Profite car à la maison de retraite ... tu ne viveras plus que dans le calme. »Lui répondit-elle avec un petit sourire amusé au bord des lèvres. Megara, c'était bien elle qui venait de parler de maison de retraire ... Biensûr et elle en avait atrocement peur, elle avait peur de se retrouver dans une maison de retraite silencieuse et sans vie alors sa vie avec sa famille déjantée, elle allait en profiter.

    En entendant la remarque de son époux, elle voulut lui donner une légère tape sur l'épaule mais l'ayant prévu, il fit un léger écart ce qui fit grogner sa femme. Prise de poids ? Mon oeil ! Megara n'était pas le genre de femmes à faire attention à sa ligne bien qu'elle fasse du sport et qu'elle mange équilibrée mais elle détestait que l'on se mette à parler de son âge et de son physique d'aujourd'hui. Voilà qu'elle connaissait la crise de la quarantaine avec la peur de devenir une vieille femme aigrie et fripée.
    « Une glace. Une bonne et grosse glace. Une énorme même rien que pour pouvoir te prouver qu'en prennant le vélo à la place de la voiture, on peut manger autant que l'on veux sans se faire de souci. » Rétorqua t-elle en lui adressant un sourire amusé. Mauvaise foi une fois de plus mais elle allait bien le lui prouver bien sur derrière son dos, elle ferait d'avantage de course mais à la fin, elle lui montrerait qu'elle avait raison.

    « Est ce que je peux dire à ma bonne conscience de se la fermer ? .... Juste une question comme ça : je peux ou pas ? »Lui dit-elle en posant son bras sur son épaule, se laissant ainsi porter par son mari qui pédalait presque pour deux à vrai dire. Déjà qu'il était essoufflé après avoir voulu la ratrapper, il la regardait pour lui parler de son humour vaseux et elle le soutiendrait jusqu'à la fin. A vrai dire, tout le monde trouvait qu'il avait un humour bizarre, etrange mais il n'avait pas changé depuis le jour où elle l'avait rencontré, il avait déjà cet humour qui pourtant la fit radicalement craquer. Megara tourna la tête vers lui pour plonger son regard dans le sien quand il se mit à ironiser sur la vitesse de la jeune femme. Rouler plus vite pour qu'il ait une crise cardiaque, ouais ca pourrait être interessant : elle pourrait jouer à l'infirmière attendrissante. « On peut s'arrêter si tu veux. Allez on s'arrête car je sais très bien que tu serais capable de ne pas t'arrêter juste pour me prouver que tu es vigoureux comme par le passé. » Lui lanca t-elle en lui envoyant un baiser sonore. Megara descendit alors de son vélo avec une grande aisance pour ensuite continuer la route à pied en regardant son époux du coin de l'oeil mais elle se rapprocha alors de lui une fois qu'il fut descendu tout en tenant son vélo de la main droite, elle déposa un tendre baiser sur les lèvres de celui-ci. « Pas trop fatigué ? Ca va ? » C'était à son tour de le taquiner ...
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Fabrizio Tomasi

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MessageSujet: Re: Twenty years ago. [R]   Ven 18 Juil - 16:13

Fabrizio fit comme si de rien n’était et avait préféré de pas répondre à l’insulte de sa femme et à l’hypothétique usage de Valium à son égard. C’est qu’elle usait des grands moyens maintenant, il fallait qu’il songe à remédier à ça lorsqu’ils ne seraient plus dans ce parc. A présent, il observait tout ce qui l’entourait à la recherche d’un marchand de glace. Le simple fait d’évoquer une de ces crèmes glacées italienne lui mettait l’eau à la bouche et tous les proches des Tomasi savait que l’un des défauts de Fabrizio –tout comme celui d’Aidan- c’était que le père comme le fils étaient des ventres sur pattes. Fabrizio ne disait jamais non un plat en plus ou à un dernier capuccino. Il avait apprit à apprécier les bonnes choses, c’était certainement pour cela qu’il était un fin cuisinier, les soirs où il se décidait de remplacer Meg aux fourneaux. Chose rarissime mais pas inexistante.

« Oh, je t’en prie ! Tu es la première à avoir besoin de mon aide ou à cajoler Aidan. Les garçons, c’est peut-être la meilleure chose que tu n’aies jamais connu, en dehors de la peinture ! » Le ton amusé qu’empruntait Fabrizio avait de quoi faire rire : il était à la limite du ridicule face à la réflexion de Megara qui, comme bon nombre de ses consœurs, pensait les femmes pouvaient très bien s’en sortir seules. « Et puis, depuis ces vingt-cinq dernières années, ose me dire que tu ne te serais pas ennuyée sans moi ? » Le regard lubrique qu’il lui lança s’effaça alors qu’elle évitait in extremis un gosse sortit de nulle part.

C’était fou à quel point sa femme pouvait être de mauvaise foi parfois. En plus, voilà qu’elle lui promettait de finir ses jours dans une maison de retraite.
« Très bien. Mais essaies de m’en trouver une au bord de la Méditerranée et de préférence cinq étoiles. J’ai bien envie de tester le golf lorsque je serai gâteux et centenaire ! » Et puis, lui, il n’avait pas peur de vieillir. Il n’admettait seulement pas que l’on reconnaisse plus qu’il puisse être encore un homme dans la force de l’âge et encore très influent. C’était peut-être la seule crainte qu’il entretenait à mesure que les années avançaient. « Tu viendras quand me rendre visite, hein ? Dis ? » Lança-t-il d’une voix capricieuse. « Même si tu ne passes plus les portes pour cause de surdoses de grosses et bonnes glaces ! » Il se mordit l’intérieur des joues afin de réprimer l’éclat de rire qui ne demandait qu’à exploser. Le sourire qu’il affichait à lui seul montrait tout l’amusement dans lequel Fabrizio baignait en ce moment. Quelques fois Meg ressemblait à… à Meg. Une femme parmi d’autre qui avait peur des rides et des kilos. « Allez, avant mon entrée dans la maison du Bonheur, je te promets de t’offrir un abonnement au cabinet chirurgical de ton choix ! » Puis, prenant un air sérieux, tout en remettant son regard sur la route, il ajouta, avec une voix rusée « Et pour retarder au mieux cet instant, ta glace ira dans mon ventre tout comme celle que je comptais ingurgiter de mon côté ! »

A la demande de sa femme, Fabrizio laissa une main sur le guidon de son vélo et de l’autre, il zippa sa bouche d’une fermeture éclair imaginaire et jeta la clef qui lui avait servit à fermer le cadenas. Il ne lui jetait plus que des regards amusés ou des sourires moqueurs alors qu’elle parlait à un être qui restait aussi stoïque qu’une statue de pierre dans les rues de Milan. Il cacha sa surprise en la voyant descendre de son engin de torture mais heureux lorsqu’elle se dirigea vers lui pour l’embrasser. Il la serra contre lui en entourant un bras protecteur autour de ses épaules et il grogna lorsqu’elle rompit l’étreinte. Il cala son bras libre autour de la taille de sa femme, tenant fermement le guidon du vélo de la main gauche. Il ne lui répondit pas, inspirant profondément une goulée d’air frais, happant par la même occasion les quelques senteurs florales qui les entouraient.

Ils marchèrent ainsi plusieurs minutes jusqu’à ce que Tomasi entreprit la mission de tourner sur un petit sentier à leur gauche, au loin, il apercevait les couleurs vives de ce pourquoi il avait emmené Megara dans le parc Di Bogoli.
« Oh ! Regarde, mon marchand de glace préféré ! » Puis, faisant comme si de rien n’était, il ôta son bras de la taille de Megara pour se fléchir et perdre quelques centimètres. Il posa ses deux mains sur le guidon pour éviter de perdre l’équilibre et puis, il releva les yeux vers Megara.

« Nonnaaaaaa !! Achète-moi une glace ! » Le regard qu’il utilisait était celui qui faisait fondre tout l’entourage de Tomasi. Quelques fois, il se demandait si Lorenza n’avait pas imité sa tendance aux caprices et à la meilleure façon de parvenir à ses fins. « S’il te plaiiiit »
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